Lundi 29 juin 2009

                                     

L’Etat est donc une drogue. En manque d’Etat le corps social souffre. Même le patronat, toujours prompt à demander à celui-ci de « rester à sa place », n’hésite pas à l’occasion du moindre de ses petits malheurs, à l’inviter à se mettre à la sienne.

Est-ce bien raisonnable ?

L’Etat est un cancer : laissez-le faire et  il envahit tout le champ des libertés des citoyens pour mieux administrer, contrôler, sanctionner.

On serait donc tenté de proclamer : Vive l’Anarchie !

Hélas !, l’Anarchie (prise un temps au sérieux, comme système politique, bien entendu), est une douce utopie. Elle ne pourrait prendre un peu de réalité que dans des groupes humains de taille modeste, vivant en autarcie sur des territoires protégés de toute incursion étrangère, donc ne concernerait que des communautés n’ayant pas connu de vrais développements. Et encore, même celles-ci ne se privent ni de dieux, ni de maîtres, ni de tabous.

Si ces mondes-là se rencontrent peut-être encore dans quelques zones oubliées de l’Amazonie, ce ne sont plus les nôtres.

L’Etat, ou ce qui y ressemble, devient, dans une société complexe, une nécessité, ne serait-ce que pour protéger le peuple de l’agressivité d’autres populations exogènes.

Même faible, il n’est pas d’exemple de nation qui ne possède un Etat. Et l’Etat moderne, autoritaire comme démocratique, a tendance à devenir un Etat plus ou moins totalitaire, (au sens propre du terme : « Qui prétend englober la totalité des éléments d’un ensemble donné », en l’occurrence ici la Nation ou les Patries).

 

 

Alors si l’Etat est tout à la fois indispensable et « un être énorme, terrible, débile. Cyclope d’une puissance et d’une maladresse insignes, enfant monstrueux de la Force et du Droit » (Paul Valéry), quel rôle assigner à ce bien nécessaire toujours menaçant de se transformer en mal superflu ?

La raison commande : le plus petit rôle souhaitable dans l’ordre de la conduite des peuples. Le plus grand rôle possible dans l’ordre de la protection des peuples.

On sait que sans lui les populations seraient en proie à deux fléaux : la guerre civile, ou du moins l’affrontement de groupes se faisant justice eux-mêmes (nous y sommes d’ailleurs avec les petites émeutes et autres règlements de comptes de banlieues), la guerre étrangère, ou du moins l’invasion plus ou moins légale du territoire (nous y sommes avec l’immigration clandestine).

Protéger les citoyens honnêtes de ceux qui ne le sont pas. Protéger tous les citoyens, honnêtes ou pas, parce qu’ils relèvent tous du même devoir d’assistance, de ceux qui sont étrangers à la communauté concernée.

Je peux passer alliance avec mon employeur, avec mon employé, sans que l’Etat ne doive s’en mêler, sur la base du contrat librement consenti. Je ne peux me faire justice (ne serait-ce que parce que je n’en ai pas souvent les moyens), contre autrui, d’où qu’il vienne, sans courir le double risque d’ajouter du désordre au désordre et d’être inefficace.

Contenir l’Etat, nécessité absolue, c’est le contraindre à rester dans son emploi. C’est déjà considérable ! La police, la justice, l’armée doivent dépendre de lui.

 

 

Et au-delà ? Je dirais : c’est tout !

Et pour toute autre revendication de pouvoir supplémentaire, l’Etat est prié de demander poliment au peuple, libre, ce qu’il souhaite.

Pour vivre, certes, il lui faut lever un impôt. C’est la juste contrepartie du service rendu. Mais l’impôt doit être le plus général (payé par tous), et le plus anonyme qu’il soit. Sinon commence la perquisition permanente que ne peut accepter un peuple vraiment libre.

De ce point de vue-là, la TVA est le plus acceptable de tous les impôts. On peut souffrir aussi, à condition qu’il soit modéré dans son taux, un prélèvement sur les bénéfices des entreprises, dont les comptes sont publics, et qui sont des entités, pas des individus.

 

 

Et au-delà ? Je dirais : c’est tout !

Un Etat, pas miséreux bien sûr, mais pauvre, est un Etat modeste. Il doit être géré avec prudence, en bon père de famille. Et donc il doit veiller, chaque année, à rendre moins qu’il n’a reçu.

Car cet Etat protecteur, en cas de crise grave, nous y sommes, doit pouvoir mobiliser ses économies pour, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, aider les plus démunis à ne pas tomber dans l’indigence, et pour peu que le produit de la charité privée fasse défaut ou soit insuffisant. C’est aussi cela l’intelligence du cœur associée à ce que Charles Maurras aurait appelé « l’empirisme organisateur », et c’est  cela un Etat sain gouverné par la raison.

 

 

Cet Etat-là, est-il besoin de le préciser ?, ce n’est pas le nôtre, qui défend mal le citoyen, mais  qui gaspille les deniers publics depuis des décennies, qui s’est arrogé le droit de réglementer la vie des affaires, du travail, de la famille, de l’éducation en générale, sexuelle en particulier, et d’être, en plus, électricien, constructeur automobile et banquier.

Ceci expliquant largement cela, il est en faillite, comme l’a avoué courageusement un premier ministre pas brillant mais pas idiot, curieusement attelé à un président flamboyant, lui, mais pas très subtil, auquel la banqueroute latente de la puissance publique inspire une sorte de fuite en avant qui creuse un peu plus chaque jour le gouffre déjà effrayant de nos dettes et déficits.

La descente aux enfers financiers de l’Etat n’est pas le résultat d’une quelconque défaillance d’un mauvais gestionnaire comme on en a connu régulièrement au fil des siècles d’histoire ; ne se succèdent à la tête de l’Etat et de son  gouvernement, entourés de moult conseillers compétents, que des esprits éclairés et capables. Elle est en fait induite par la nature même de cet Etat : Etat moderne, démocratique, omnipotent, rendu impotent, gavé qu’il est de toutes les promesses clientélistes que chaque élection lui a fait absorber pour bien les satisfaire.

 

 

Cet Etat peut-il se réformer par lui-même ? J’en doute fort, car il me semble que la première, la seule en définitive, des questions qu’il convient de se poser, n’est pas de s’interroger pour savoir s’il faut ne pas remplacer, comme ça, un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (pourquoi pas 2 ou 2,5 sur 3 d’ailleurs ? De toute façon il y en a des millions de trop !), non la première question et que personne ne semble plus se poser est la suivante : A quoi sert l’Etat ?

Par François-Xavier Gaëtan Gelin - Publié dans : Autres chroniques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 10 juin 2009



DANS LES MEDIAS

12 mai : Marc NINO m'a reçu en direct dans son journal de 18h30 sur TVFIL 78 ( chaîne locale sur le cable, mais toujours visible par internet ; en passant par google tapez tout simplement TVFIL78, calez-vous sur le journal "Le Direct" du 12 mai à 18h30, laissez passer 40 minutes d'enregistrement car je suis passé en fin de journal, et vous pourrez visionner dans les minutes suivantes mon entretien).
 
13 mai : TOUTES LES NOUVELLES DES YVELINES, hebdomadaire, ont publié l'article d'Emmanuel FEVRE.
Extrait : "L'histoire mèle ironie et humour dans un style d'écriture fluide propre à porter le lecteur vers la chute de l'histoire"

13 mai : LE COURRIER DES YVELINES a annoncé aussi la publication de mon roman.

28 mai : Anne BRASSIE m'a accueilli sur RADIO COURTOISIE (il est toujours possible de demander un enregistrement de l'émission à la radio, (une heure),  61 boulevard Murat 75016 PARIS, contre quelques euros, tél. : 01 46 51 00 85).


10 juin : Publication dans LE COURRIER DES YVELINES de l'article de Marc DUFLOT.

11 juin : Le journal municipal LES NOUVELLES DE L'ETANG LA VILLE, me présente et annonce la vente-dédicace du 20 juin.

20 juin : Article d'Yves FOSSEY dans LE PARISIEN édition des YVELINES.

26 juin : entretien sur la web télévision, CLARIPOLIS.FR (visible jusqu'au 31 octobre 2009).

30 juin : Publication dans POLITIQUE MAGAZINE de l'article de Benoît GOUSSEAU, Rédacteur en Chef.
Extrait : "Le récit est bien mené et une écriture soignée donne à l'ensemble une bonne allure".

2 juillet : Reportage d'YVELINES PREMIERE, sera diffusé courant septembre.


VENTES-DEDICACES (Qui marchent fort bien, je dois dire)

16 mai :Vente-dédicace à la Maison de la Presse de MARLY LE ROI.
 
6 juin : Vente-dédicace de 15h30 à 18h00 à la LIBRAIRIE DUQUESNE, 27 avenue Duquesne PARIS 7e (Métro Ecole Militaire ou St François-Xavier). Petite anecdote vécue : j'étais arrivé depuis 15 minutes lorsqu'une voiture se gara, sportivement, devant la librairie. Il en descendit un homme pressé qui alla droit sur moi, et que j'eus tout juste le temps de reconnaître, et qui me dit :"Monsieur, vous n'êtes pas venu pour rien, merci de me dédicacer votre livre ! Jean-Claude Bourret, B.O.U.R.R.E.T. " Certes je savais écrire son nom ! (pour les trop jeunes ou les distraits, Jean-Claude Bourret est un célèbre, et populaire en son temps, présentateur de télévision). Et de m'expliquer un peu plus tard qu'il avait reçu un courriel et deux appels téléphoniques pour l'inciter à acheter mon livre. Etonnant, non ?
 

13 juin : Vente-dédicace de 10h30 à 12h30 et de 16h à 18h à la MAIS
ON DE LA PRESSE au VESINET 28 bis rue du Maréchal Foch.

14 juin : Je suis présent à la fête du livre de RADIO COURTOISIE sur le stand d'Anne BRASSIE (manifestation de 14h à 19h qui se tient à L'ESPACE CHAMPERRET, tout près de la porte du périphérique parisien du même nom).

20 juin : Vente-dédicace de 10h à 12h30 et de 15h30 à 18h30 à LA MAISON DE LA PRESSE à L'ETANG LA VILLE (78).Record absolu : 35 ventes-dédicaces. Une anecdote : une dame s'est présentée pour me demander de dédicacer mon roman au nom de Pierre GADONNEIX, son époux et... qui n'est autre que le PDG d'EDF !

27 juin : Vente-dédicace de 16h à 19h à la librairie du PINCERAIS 117, rue du Général de Gaulle à POISSY

19 septembre : Vente-dédicace à la librairie France Livres, 6 rue du Petit Pont, PARIS 5e (métro St Michel).


Rappel :

Vous pouvez commander (ou notamment trouver sur place, dans les Maisons de la Presse et librairies citées plus haut, chez Gibert Joseph à Versailles, à l'Univers du Livre à St Germain en Laye etc.), mon roman :
- Auprès d'un libraire ou d'une maison de presse (qui sont tenus, de par la loi, d'honorer cette demande),
- Sur les bases internet, Amazon, alapage, chapitre.com etc.,

 
Si vous aimez ce livre, ne le prêtez pas (trop), faites le connaître à vos parents, amis et relations. Au nom de l'éditeur et de moi-même, d'avance, merci.


                                 
" Jacques voudrait que sa jeunesse s'éternise et que les plus jolies des filles lui tiennent compagnie en cette improbable suspension de sa marche vers la mort. Nicolas est incommodé d'avoir à assumer la longue existence que lui promettent les statistiques, mais il s'y résigne. Pierre ne ne pose, lui, qu'une seule, véritable et obsédante question : 'Que faire de ma vie ?'" 

Oui, que feront-ils de leur vie, ces trois amis de rencontre, qui ont eu vingt ans au début des années 70 ? Seront-ils maîtres de leur destinée, ou le simple jouet du fatum ? Au lecteur de découvrir et de conclure...


                                          
   CHEMINS DE CIRCONSTANCES

                                                de François-Xavier GELIN
                                                                                                                                                                                                                    Aux Editions BENEVENT

                                                        16 euros
                       
                                    
                                     
Par François-Xavier Gaëtan Gelin
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 20 mai 2009

 

Voilà une bonne question qui mérite d’être posée à l’heure où la dite « crise » fait de l’Etat le sauveur suprême, où l’on proclame le « retour de l’Etat ».

A dire vrai, l’Etat s’était-il seulement rendu circonspect ces dernières années ? On a peine à le croire.

 

 

Au droit européen qui s’impose à nous et déverse quotidiennement ses injonctions qui ne souffrent pas débat, s’ajoute le droit national qui n’en finit pas, lui aussi,  de se donner de bonnes raisons de s’immiscer dans la vie de chaque Français. Le nombre de lois, règlements, n’a pas cessé de progresser depuis 10 ans, et à une vitesse exponentielle.

On se vante de réformer sans discontinuer, d’empiler les textes législatifs dont l’exécutif tarde souvent à produire les décrets d’application.

Le président de la République ne veut pas de « pause dans les réformes » ; il faut donc bien que la machine à légiférer tourne à plein régime. Certains députés, lucides et courageux, tentent de faire valoir qu’avant de rajouter une couche supplémentaire à l’épaisse légalité sédimentaire, il conviendrait de rendre applicables les règles existantes, mais en vain.

 

 

Si nous étions encore un peuple libre, il y a belle lurette que nous nous serions révoltés contre cet Etat envahissant, nous n’aurions pas été un ou deux, mais dix millions dans la rue, occupant l’Elysée, les Chambres, et le Conseil d’Etat, pour réclamer que le pouvoir central se fasse humble et discret.

Mais nous ne sommes plus un peuple libre, nous sommes un peuple démocratique, c’est tout le contraire.

Comme l’a admirablement noté et montré, à une époque où il fallait une grande intelligence observatrice pour le pressentir, l’excellent Alexis de Tocqueville, en étudiant le comportement de nos cousins d’Amérique, le peuple en démocratie troque sa liberté contre la sécurité. Bien plus qu’aux Etats-Unis, nous avons fait en France, de cet échange, un principe absolu.

Ö Saint Etat, protégez-nous ! Et la devise républicaine de « Liberté » se heurte à tout instant avec celle de « Egalité », sans que personne au plus niveau ne se préoccupe de cette contradiction majeure (Voir aussi ma chronique sur « Egalité, Liberté, Fraternité »).

On râle contre l’impôt à payer mais l’on consent à ce qu’il soit levé à toutes occasions, car c’est un facteur sacré de redistribution (bien imparfaite toutefois), de la richesse commune, dont personne ne se soucie trop de savoir par qui elle est produite, tant elle semble inépuisable. Et l’on se gargarise, ces derniers temps, que les fameux « avantages sociaux » produits merveilleux du « modèle français » constituent un précieux « matelas », que le reste du monde nous envie, pour amortir la chute du pouvoir d’achat de foyers tombés dans la précarité.

 

 

Lorsqu’au début du XXe siècle, la chambre des députés a débattu de l’instauration de l’impôt sur le revenu, à l’époque sur une base pourtant bien modeste, il s’est trouvé beaucoup d’hommes, d’un autre âge, héritiers d’un passé, -lorsque la France, selon la juste expression de Jacques Bainville, était « hérissée de libertés », peu individuelles sans doute, mais incontestablement collectives, et donc puissantes pour protéger les personnes-, pour s’opposer à cette dérive.

Ils le faisaient, horrifiés à l’idée que la puissance publique puisse se permettre de contrôler les gains de chacun, obtenu par son travail.

On sait ce qu’est devenu ce fameux impôt. Il peut vous voler jusqu’à 40 ou 50% de vos ressources. Il est toujours là, exigible ; enfin, réclamé seulement à la moitié des Français, grâce au maquis des niches fiscales, par lesquelles le Pouvoir, magnanime, consent à des « assujettis », des octrois ; citoyens de la République, qui, au moins de ce point de vue là, auraient gagné à rester des sujets du Roi. Cette situation choque une partie du personnel politique qui ne voit d’autre issue à cette détestable conjoncture que dans la réclamation du paiement d’un impôt sur le revenu par tous avec un minima incompressible !

Mais qu’on le paye ou pas, il faut dans presque tous les cas déclarer la moindre de ses rémunérations, sa situation familiale, ses avantages en nature, les dons effectués (quelle indiscrétion !), produire des justificatifs etc. tout cela parce qu’il faut faire tourner l’usine à perquisitionner. Cela nous occupe une fois par an, des fonctionnaires toute l’année, et avisez-vous de refuser cette ponction  et cette enquête arbitraires, et vous verrez ce qu’il vous en cuira !

En dépit de certaines apparences, Nicolas Sarkozy, même réduit à la triste condition  de gestionnaire d’un pays soumis à la loi d’airain d’un Super Etat qui ne dit pas son nom et qui travaille à Bruxelles, peut beaucoup plus contre chaque Français que n’a pu Louis XIV. Le soleil du dernier paraît bien pâle face à l’astre flamboyant du premier.

Dans un pays libre, l’impôt sur le revenu, pour ne prendre que cet exemple, n’existerait pas, ne pourrait exister, car il repose sur un système inquisitorial qui, en tant que tel, ne peut être que refusé par des hommes libres.

 

 

L’Etat, du moins l’Etat français, s’est mêlé, se mêle encore, et se mêlera toujours demain, je le crains, de tout ce qui ne le regarde pas.

Et il est assez comique d’entendre ou de lire que l’on tournerait le dos, aujourd’hui, sous les conséquences désastreuses du consentement de crédits douteux par les banques Nord-Américaines aux propriétaires fonciers yankees, à « l’ultra-libéralisme » dont Nicolas Sarkozy se serait fait le chantre il y a encore peu, pendant une certaine campagne électorale et au début de son quinquennat.

Outre que j’ai souligné, dans des chroniques précédentes (Cf. la série sur « La girouette »), que le futur président de la République avait à l’époque de sa candidature soutenu à peu près tous les points de vue, libéraux et étatistes, pour mieux s’assurer une élection confortable, encore faudrait-il, pour revenir de « l’ultra-libéralisme » (toujours l’emploi de ce mot qui fait peur, « ultra »), avoir un jour adopté le libéralisme ce à quoi la France issue de la seconde guerre mondiale, formatée, pour longtemps, par une coalition gaullo-communiste éphémère mais redoutablement efficace, n’a jamais consenti.

Etat soviétoïde nous avons, Etat soviétoïde nous gardons.

Que cet Etat-là, par gros temps économico-social, joue, à court terme, un rôle tutélaire rassurant, c’est aussi incontestable qu’il constitue, à long terme, une étouffante tyrannie.

En pays communistes, il n’y avait pas de chômeurs officiels. Chacun trouvait un emploi. Peut-être pas très utile, dans le cadre d’une économie corsetée, improductive, mais l’oisiveté était bien combattue. On sait au prix de quels sacrifices pour les libertés. Il se trouve des gens, beaucoup de gens, en Russie, pour regretter cette époque. Un homme conditionné par un régime totalitaire l’est durablement.

En France, on a longtemps cru, y compris dans les milieux réputés de droite, que le plein emploi était une nécessité absolue à laquelle la puissance publique se devait de veiller. Georges Pompidou, qui connut le début de la première crise pétrolière, estimait alors, avec inquiétude, que l’on ne pourrait supporter plus de 500.000 chômeurs dans le pays, sans qu’éclate une Révolution !...

 

 

(A suivre)

 

 

Par François-Xavier Gaëtan Gelin - Publié dans : Autres chroniques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 11 mai 2009

Il ne sera pas question ici de la bronca politico-médiatique qu’a déclenchée le propos du pape sur le préservatif. C’est une manifestation, une de plus, à la fois de l’utilisation du mensonge comme arme de destruction massive de la pensée d’autrui, de la manipulation de l’opinion publique, de l’incroyable conditionnement pavlovien de personnalités dont nous ne pouvons douter des capacités intellectuelles, comme ce pauvre Monsieur Alain Juppé (« le meilleur d’entre nous » avait jugé Jacques Chirac, ce qui ne rassure pas sur l’état du reste du cheptel), qui a perdu une excellente occasion de se taire, surtout en tant que catholique, titre que, décidément, beaucoup de parleurs en vue ne revendiquent, curieusement, que lorsqu’il s’agit pour eux de critiquer leur chef spirituel suprême et l’Eglise dont ils sont membres.

Non, nous voulons traiter du fond, après avoir rappelé ce qu’a dit, exactement, le pape :

Au journaliste Philippe Visseyrias de France 2 qui lui posait la question suivante :

Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?

Benoît XVI a répondu :

      -     Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas d’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuves avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.

 

 

Ainsi rétablie la vérité de ses propos qui constituent des faits, indiscutables, notons tout de suite, sans aucun effet d’interprétation, que :

Le pape souligne d’abord et avant tout le rôle important de l’Eglise catholique dans la lutte contre le sida.

Cette lutte ne peut être gagnée uniquement avec des slogans publicitaires.

Il faut un supplément d’âme, un « renouveau spirituel et humain », car « on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs », ce que tout épidémiologiste sérieux sait parfaitement.

En se contentant de répandre l’objet en question, « au contraire, cela risque d’augmenter le problème », ce qui est, n’en déplaise à certains, une vérité.

Dans tout cela où est la condamnation absolue du préservatif ? Nulle part. Et ce n’est pas le sujet de Benoît XVI, bien sûr. L’essentiel de l’intention du pape a consisté à élever le débat  à un niveau où, effectivement, il s’est retrouvé un peu seul, encore que j’ai cru comprendre, au vu du très chaleureux accueil qu’ils lui ont réservé, que les Africains, eux, n’avaient eu nulle difficulté à saisir le sens du message qui leur avait été délivré (contrairement à ces pauvres blancs de France et d’ailleurs, parmi lesquels on dénombrait, non sans étonnement, quelques prélats…)

 

 

Ceci étant dit, ces censeurs vociférateurs, qui se mêlent de donner des leçons de morale à une autorité morale, qui comme toutes les vraies autorités morales (je ne parle pas de la Halde…), est dans son rôle, alors qu’ils ne sont pas, eux, dans le leur, espéraient-ils sérieusement que Benoît XVI s’adresserait ainsi aux catholiques, pour leur faire plaisir, satisfaire les non-catholiques et Madame Roseline Bachelot : « Si vous couchez avec le premier ou la première venu(e), n’oubliez pas d’enfiler au bon moment une petite capote » ?

 

 

Mais laissons tout cela. Ce dont est coupable le chef de l’Eglise c’est d’avoir dit la Vérité et une vérité scientifique.

En effet, et même les « experts » de l’ONU, il y a encore quelques années le reconnaissaient, avant que la pensée unique, dans ce domaine également, fasse des ravages, le « d’abord » et le « tout préservatif » est une absurdité qui « risque d’augmenter le problème » a dit Benoît XVI avec encore une grande prudence.

Evidemment, vivant dans l’illusion, entretenue par la propagande officielle, d’être protégés (rappelons tout de même que l’estimation de l’efficacité d’un préservatif varie selon de nombreux critères de 40 à 95%, n’est jamais fiable en tout cas à 100%, ce qui déjà, en soi, devrait donner à réfléchir, au moins autant que lorsque l’on joue à se faire peur avec un pistolet chargé d’une seule balle), les hommes et les femmes qui pratiquent le vagabondage sexuel, multiplient les expériences et donc les risques, et c’est ainsi que le mal progresse.

Personne n’a jamais démontré, là où, accompagnés d’un bourrage de crânes très bien orchestré, des millions de dollars sont engloutis pour distribuer massivement des bouts de caoutchouc, comme solution unique, universelle,  et sûre, au problème posé, que le sida reculait. Bien « au contraire ». Faut-il ajouter, pour la confusion de certains, qu’un enfant de 10 ans peut comprendre pourquoi ?

 

 

 

Et dans quels pays africains ce fléau est combattu avec des résultats qu’il faut bien qualifier de spectaculaires ? Dans ceux où l’autorité étatique mène officiellement campagne, et sans tabou, en faveur de la chasteté avant le mariage, de la fidélité après, et du préservatif comme dernier recours pour ceux qui ne parviennent pas à régler leur vie selon les principes précédents, c’est-à-dire bien souvent les homosexuels, les prostituées mais aussi les drogués. Et cela marche, ce qui en dit long, entre parenthèses, sur la soi-disante incapacité de ces peuples de pays chauds à maîtriser certaines poussées de l’instinct.

C’est ainsi qu’en Ouganda, pour ne citer que cet exemple, la population infectée à hauteur de 15% en 1991, ne l’est plus, après ce « traitement » des mentalités, qu’à 5% en 2001. Qui se trompe, dites-moi ?

 

 

Mais pourquoi cet acharnement imbécile de la part de gens qui se réjouissent pourtant, au moins en Occident, du déclin du christianisme, qui se frottent les mains du peu d’influence qu’exerce encore l’Eglise sur les consciences, non sans raisons objectives il est vrai, et même en Afrique où elle subit la « concurrence » de bien des écoles de pensée et de comportement ? Redoutent-ils tant que « le cadavre bouge encore » ? De quoi ont-ils peur ?

De la Vérité, tout simplement, de la Vérité, cette Vérité qui toujours vous rend libre, et qui tombe là de la bouche d’un pape, quel danger !

 

 

Car cette Vérité remet en cause leur dogme à eux, leur dogme trompeur, celui de la Libération Sexuelle. Tout est là. Ce n’est pas le pape qu’il faut traiter de criminel, c’est mai 1968. L’épidémie du sida est l’enfant monstrueux de l’épidémie mentale dont la souche est mai 68.

« Jouissez sans entraves » proclamaient les murs parisiens en ce festif printemps. Mais mon bon Monsieur Cohn Bendit, comment jouir sans entraves lorsqu’en pleine manœuvre roborative, il faut faire une pause pour revêtir ce pardessous (en effet, c’est de l’intérieur qu’il va pleuvoir).

La technique et l’élan amoureux font bien mauvais ménage, et comment ne pas comprendre que deux êtres en bonne santé et qui se désirent fort, méprisent de recourir à la triste première pour mieux s’abandonner aux charmes du second ?

Comme le souligne la très catholique Madame Boutin (a-t-elle expérimenté la chose ? Si oui, avec qui ? Mon Dieu !) : « Ce n’est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l’amour ».

 

 

Alors tous ces fous furieux qui se font passer pour sages, préfèrent défendre le mythe du condom infaillible, plutôt que l’affronter la réalité de leur idéologie de mort, de leur idéologie qui défie le bon sens et insulte la recherche du bien commun, et toujours au profit de ce funeste individualisme, en l’occurrence ici particulièrement suicidaire.

Vous comprenez, il faudrait « revenir en arrière », c’est horrible pour des « progressistes » congénitaux.

Faut-il rappeler avec Bacon « que l’on ne commande à la nature qu’en lui obéissant », et que l’on ne peut pas faire impunément n’importe quoi avec son corps, sans prendre le risque certain de le détruire ?

Il ne sera pas question ici de la bronca politico-médiatique qu’a déclenchée le propos du pape sur le préservatif. C’est une manifestation, une de plus, à la fois de l’utilisation du mensonge comme arme de destruction massive de la pensée d’autrui, de la manipulation de l’opinion publique, de l’incroyable conditionnement pavlovien de personnalités dont nous ne pouvons douter des capacités intellectuelles, comme ce pauvre Monsieur Alain Juppé (« le meilleur d’entre nous » avait jugé Jacques Chirac, ce qui ne rassure pas sur l’état du reste du cheptel), qui a perdu une excellente occasion de se taire, surtout en tant que catholique, titre que, décidément, beaucoup de parleurs en vue ne revendiquent, curieusement, que lorsqu’il s’agit pour eux de critiquer leur chef spirituel suprême et l’Eglise dont ils sont membres.

Non, nous voulons traiter du fond, après avoir rappelé ce qu’a dit, exactement, le pape :

Au journaliste Philippe Visseyrias de France 2 qui lui posait la question suivante :

Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?

Benoît XVI a répondu :

      -     Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas d’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuves avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.

 

 

Ainsi rétablie la vérité de ses propos qui constituent des faits, indiscutables, notons tout de suite, sans aucun effet d’interprétation, que :

Le pape souligne d’abord et avant tout le rôle important de l’Eglise catholique dans la lutte contre le sida.

Cette lutte ne peut être gagnée uniquement avec des slogans publicitaires.

Il faut un supplément d’âme, un « renouveau spirituel et humain », car « on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs », ce que tout épidémiologiste sérieux sait parfaitement.

En se contentant de répandre l’objet en question, « au contraire, cela risque d’augmenter le problème », ce qui est, n’en déplaise à certains, une vérité.

Dans tout cela où est la condamnation absolue du préservatif ? Nulle part. Et ce n’est pas le sujet de Benoît XVI, bien sûr. L’essentiel de l’intention du pape a consisté à élever le débat  à un niveau où, effectivement, il s’est retrouvé un peu seul, encore que j’ai cru comprendre, au vu du très chaleureux accueil qu’ils lui ont réservé, que les Africains, eux, n’avaient eu nulle difficulté à saisir le sens du message qui leur avait été délivré (contrairement à ces pauvres blancs de France et d’ailleurs, parmi lesquels on dénombrait, non sans étonnement, quelques prélats…)

 

 

Ceci étant dit, ces censeurs vociférateurs, qui se mêlent de donner des leçons de morale à une autorité morale, qui comme toutes les vraies autorités morales (je ne parle pas de la Halde…), est dans son rôle, alors qu’ils ne sont pas, eux, dans le leur, espéraient-ils sérieusement que Benoît XVI s’adresserait ainsi aux catholiques, pour leur faire plaisir, satisfaire les non-catholiques et Madame Roseline Bachelot : « Si vous couchez avec le premier ou la première venu(e), n’oubliez pas d’enfiler au bon moment une petite capote » ?

 

 

Mais laissons tout cela. Ce dont est coupable le chef de l’Eglise c’est d’avoir dit la Vérité et une vérité scientifique.

En effet, et même les « experts » de l’ONU, il y a encore quelques années le reconnaissaient, avant que la pensée unique, dans ce domaine également, fasse des ravages, le « d’abord » et le « tout préservatif » est une absurdité qui « risque d’augmenter le problème » a dit Benoît XVI avec encore une grande prudence.

Evidemment, vivant dans l’illusion, entretenue par la propagande officielle, d’être protégés (rappelons tout de même que l’estimation de l’efficacité d’un préservatif varie selon de nombreux critères de 40 à 95%, n’est jamais fiable en tout cas à 100%, ce qui déjà, en soi, devrait donner à réfléchir, au moins autant que lorsque l’on joue à se faire peur avec un pistolet chargé d’une seule balle), les hommes et les femmes qui pratiquent le vagabondage sexuel, multiplient les expériences et donc les risques, et c’est ainsi que le mal progresse.

Personne n’a jamais démontré, là où, accompagnés d’un bourrage de crânes très bien orchestré, des millions de dollars sont engloutis pour distribuer massivement des bouts de caoutchouc, comme solution unique, universelle,  et sûre, au problème posé, que le sida reculait. Bien « au contraire ». Faut-il ajouter, pour la confusion de certains, qu’un enfant de 10 ans peut comprendre pourquoi ?

 

 

 

Et dans quels pays africains ce fléau est combattu avec des résultats qu’il faut bien qualifier de spectaculaires ? Dans ceux où l’autorité étatique mène officiellement campagne, et sans tabou, en faveur de la chasteté avant le mariage, de la fidélité après, et du préservatif comme dernier recours pour ceux qui ne parviennent pas à régler leur vie selon les principes précédents, c’est-à-dire bien souvent les homosexuels, les prostituées mais aussi les drogués. Et cela marche, ce qui en dit long, entre parenthèses, sur la soi-disante incapacité de ces peuples de pays chauds à maîtriser certaines poussées de l’instinct.

C’est ainsi qu’en Ouganda, pour ne citer que cet exemple, la population infectée à hauteur de 15% en 1991, ne l’est plus, après ce « traitement » des mentalités, qu’à 5% en 2001. Qui se trompe, dites-moi ?

 

 

Mais pourquoi cet acharnement imbécile de la part de gens qui se réjouissent pourtant, au moins en Occident, du déclin du christianisme, qui se frottent les mains du peu d’influence qu’exerce encore l’Eglise sur les consciences, non sans raisons objectives il est vrai, et même en Afrique où elle subit la « concurrence » de bien des écoles de pensée et de comportement ? Redoutent-ils tant que « le cadavre bouge encore » ? De quoi ont-ils peur ?

De la Vérité, tout simplement, de la Vérité, cette Vérité qui toujours vous rend libre, et qui tombe là de la bouche d’un pape, quel danger !

 

 

Car cette Vérité remet en cause leur dogme à eux, leur dogme trompeur, celui de la Libération Sexuelle. Tout est là. Ce n’est pas le pape qu’il faut traiter de criminel, c’est mai 1968. L’épidémie du sida est l’enfant monstrueux de l’épidémie mentale dont la souche est mai 68.

« Jouissez sans entraves » proclamaient les murs parisiens en ce festif printemps. Mais mon bon Monsieur Cohn Bendit, comment jouir sans entraves lorsqu’en pleine manœuvre roborative, il faut faire une pause pour revêtir ce pardessous (en effet, c’est de l’intérieur qu’il va pleuvoir).

La technique et l’élan amoureux font bien mauvais ménage, et comment ne pas comprendre que deux êtres en bonne santé et qui se désirent fort, méprisent de recourir à la triste première pour mieux s’abandonner aux charmes du second ?

Comme le souligne la très catholique Madame Boutin (a-t-elle expérimenté la chose ? Si oui, avec qui ? Mon Dieu !) : « Ce n’est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l’amour ».

 

 

Alors tous ces fous furieux qui se font passer pour sages, préfèrent défendre le mythe du condom infaillible, plutôt que l’affronter la réalité de leur idéologie de mort, de leur idéologie qui défie le bon sens et insulte la recherche du bien commun, et toujours au profit de ce funeste individualisme, en l’occurrence ici particulièrement suicidaire.

Vous comprenez, il faudrait « revenir en arrière », c’est horrible pour des « progressistes » congénitaux.

Faut-il rappeler avec Bacon « que l’on ne commande à la nature qu’en lui obéissant », et que l’on ne peut pas faire impunément n’importe quoi avec son corps, sans prendre le risque certain de le détruire ?

Il ne sera pas question ici de la bronca politico-médiatique qu’a déclenchée le propos du pape sur le préservatif. C’est une manifestation, une de plus, à la fois de l’utilisation du mensonge comme arme de destruction massive de la pensée d’autrui, de la manipulation de l’opinion publique, de l’incroyable conditionnement pavlovien de personnalités dont nous ne pouvons douter des capacités intellectuelles, comme ce pauvre Monsieur Alain Juppé (« le meilleur d’entre nous » avait jugé Jacques Chirac, ce qui ne rassure pas sur l’état du reste du cheptel), qui a perdu une excellente occasion de se taire, surtout en tant que catholique, titre que, décidément, beaucoup de parleurs en vue ne revendiquent, curieusement, que lorsqu’il s’agit pour eux de critiquer leur chef spirituel suprême et l’Eglise dont ils sont membres.

Non, nous voulons traiter du fond, après avoir rappelé ce qu’a dit, exactement, le pape :

Au journaliste Philippe Visseyrias de France 2 qui lui posait la question suivante :

Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?

Benoît XVI a répondu :

      -     Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas d’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuves avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.

 

 

Ainsi rétablie la vérité de ses propos qui constituent des faits, indiscutables, notons tout de suite, sans aucun effet d’interprétation, que :

Le pape souligne d’abord et avant tout le rôle important de l’Eglise catholique dans la lutte contre le sida.

Cette lutte ne peut être gagnée uniquement avec des slogans publicitaires.

Il faut un supplément d’âme, un « renouveau spirituel et humain », car « on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs », ce que tout épidémiologiste sérieux sait parfaitement.

En se contentant de répandre l’objet en question, « au contraire, cela risque d’augmenter le problème », ce qui est, n’en déplaise à certains, une vérité.

Dans tout cela où est la condamnation absolue du préservatif ? Nulle part. Et ce n’est pas le sujet de Benoît XVI, bien sûr. L’essentiel de l’intention du pape a consisté à élever le débat  à un niveau où, effectivement, il s’est retrouvé un peu seul, encore que j’ai cru comprendre, au vu du très chaleureux accueil qu’ils lui ont réservé, que les Africains, eux, n’avaient eu nulle difficulté à saisir le sens du message qui leur avait été délivré (contrairement à ces pauvres blancs de France et d’ailleurs, parmi lesquels on dénombrait, non sans étonnement, quelques prélats…)

 

 

Ceci étant dit, ces censeurs vociférateurs, qui se mêlent de donner des leçons de morale à une autorité morale, qui comme toutes les vraies autorités morales (je ne parle pas de la Halde…), est dans son rôle, alors qu’ils ne sont pas, eux, dans le leur, espéraient-ils sérieusement que Benoît XVI s’adresserait ainsi aux catholiques, pour leur faire plaisir, satisfaire les non-catholiques et Madame Roseline Bachelot : « Si vous couchez avec le premier ou la première venu(e), n’oubliez pas d’enfiler au bon moment une petite capote » ?

 

 

Mais laissons tout cela. Ce dont est coupable le chef de l’Eglise c’est d’avoir dit la Vérité et une vérité scientifique.

En effet, et même les « experts » de l’ONU, il y a encore quelques années le reconnaissaient, avant que la pensée unique, dans ce domaine également, fasse des ravages, le « d’abord » et le « tout préservatif » est une absurdité qui « risque d’augmenter le problème » a dit Benoît XVI avec encore une grande prudence.

Evidemment, vivant dans l’illusion, entretenue par la propagande officielle, d’être protégés (rappelons tout de même que l’estimation de l’efficacité d’un préservatif varie selon de nombreux critères de 40 à 95%, n’est jamais fiable en tout cas à 100%, ce qui déjà, en soi, devrait donner à réfléchir, au moins autant que lorsque l’on joue à se faire peur avec un pistolet chargé d’une seule balle), les hommes et les femmes qui pratiquent le vagabondage sexuel, multiplient les expériences et donc les risques, et c’est ainsi que le mal progresse.

Personne n’a jamais démontré, là où, accompagnés d’un bourrage de crânes très bien orchestré, des millions de dollars sont engloutis pour distribuer massivement des bouts de caoutchouc, comme solution unique, universelle,  et sûre, au problème posé, que le sida reculait. Bien « au contraire ». Faut-il ajouter, pour la confusion de certains, qu’un enfant de 10 ans peut comprendre pourquoi ?

 

 

 

Et dans quels pays africains ce fléau est combattu avec des résultats qu’il faut bien qualifier de spectaculaires ? Dans ceux où l’autorité étatique mène officiellement campagne, et sans tabou, en faveur de la chasteté avant le mariage, de la fidélité après, et du préservatif comme dernier recours pour ceux qui ne parviennent pas à régler leur vie selon les principes précédents, c’est-à-dire bien souvent les homosexuels, les prostituées mais aussi les drogués. Et cela marche, ce qui en dit long, entre parenthèses, sur la soi-disante incapacité de ces peuples de pays chauds à maîtriser certaines poussées de l’instinct.

C’est ainsi qu’en Ouganda, pour ne citer que cet exemple, la population infectée à hauteur de 15% en 1991, ne l’est plus, après ce « traitement » des mentalités, qu’à 5% en 2001. Qui se trompe, dites-moi ?

 

 

Mais pourquoi cet acharnement imbécile de la part de gens qui se réjouissent pourtant, au moins en Occident, du déclin du christianisme, qui se frottent les mains du peu d’influence qu’exerce encore l’Eglise sur les consciences, non sans raisons objectives il est vrai, et même en Afrique où elle subit la « concurrence » de bien des écoles de pensée et de comportement ? Redoutent-ils tant que « le cadavre bouge encore » ? De quoi ont-ils peur ?

De la Vérité, tout simplement, de la Vérité, cette Vérité qui toujours vous rend libre, et qui tombe là de la bouche d’un pape, quel danger !

 

 

Car cette Vérité remet en cause leur dogme à eux, leur dogme trompeur, celui de la Libération Sexuelle. Tout est là. Ce n’est pas le pape qu’il faut traiter de criminel, c’est mai 1968. L’épidémie du sida est l’enfant monstrueux de l’épidémie mentale dont la souche est mai 68.

« Jouissez sans entraves » proclamaient les murs parisiens en ce festif printemps. Mais mon bon Monsieur Cohn Bendit, comment jouir sans entraves lorsqu’en pleine manœuvre roborative, il faut faire une pause pour revêtir ce pardessous (en effet, c’est de l’intérieur qu’il va pleuvoir).

La technique et l’élan amoureux font bien mauvais ménage, et comment ne pas comprendre que deux êtres en bonne santé et qui se désirent fort, méprisent de recourir à la triste première pour mieux s’abandonner aux charmes du second ?

Comme le souligne la très catholique Madame Boutin (a-t-elle expérimenté la chose ? Si oui, avec qui ? Mon Dieu !) : « Ce n’est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l’amour ».

 

 

Alors tous ces fous furieux qui se font passer pour sages, préfèrent défendre le mythe du condom infaillible, plutôt que l’affronter la réalité de leur idéologie de mort, de leur idéologie qui défie le bon sens et insulte la recherche du bien commun, et toujours au profit de ce funeste individualisme, en l’occurrence ici particulièrement suicidaire.

Vous comprenez, il faudrait « revenir en arrière », c’est horrible pour des « progressistes » congénitaux.

Faut-il rappeler avec Bacon « que l’on ne commande à la nature qu’en lui obéissant », et que l’on ne peut pas faire impunément n’importe quoi avec son corps, sans prendre le risque certain de le détruire ?

Il ne sera pas question ici de la bronca politico-médiatique qu’a déclenchée le propos du pape sur le préservatif. C’est une manifestation, une de plus, à la fois de l’utilisation du mensonge comme arme de destruction massive de la pensée d’autrui, de la manipulation de l’opinion publique, de l’incroyable conditionnement pavlovien de personnalités dont nous ne pouvons douter des capacités intellectuelles, comme ce pauvre Monsieur Alain Juppé (« le meilleur d’entre nous » avait jugé Jacques Chirac, ce qui ne rassure pas sur l’état du reste du cheptel), qui a perdu une excellente occasion de se taire, surtout en tant que catholique, titre que, décidément, beaucoup de parleurs en vue ne revendiquent, curieusement, que lorsqu’il s’agit pour eux de critiquer leur chef spirituel suprême et l’Eglise dont ils sont membres.

Non, nous voulons traiter du fond, après avoir rappelé ce qu’a dit, exactement, le pape :

Au journaliste Philippe Visseyrias de France 2 qui lui posait la question suivante :

Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?

Benoît XVI a répondu :

      -     Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas d’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuves avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.

 

 

Ainsi rétablie la vérité de ses propos qui constituent des faits, indiscutables, notons tout de suite, sans aucun effet d’interprétation, que :

Le pape souligne d’abord et avant tout le rôle important de l’Eglise catholique dans la lutte contre le sida.

Cette lutte ne peut être gagnée uniquement avec des slogans publicitaires.

Il faut un supplément d’âme, un « renouveau spirituel et humain », car « on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs », ce que tout épidémiologiste sérieux sait parfaitement.

En se contentant de répandre l’objet en question, « au contraire, cela risque d’augmenter le problème », ce qui est, n’en déplaise à certains, une vérité.

Dans tout cela où est la condamnation absolue du préservatif ? Nulle part. Et ce n’est pas le sujet de Benoît XVI, bien sûr. L’essentiel de l’intention du pape a consisté à élever le débat  à un niveau où, effectivement, il s’est retrouvé un peu seul, encore que j’ai cru comprendre, au vu du très chaleureux accueil qu’ils lui ont réservé, que les Africains, eux, n’avaient eu nulle difficulté à saisir le sens du message qui leur avait été délivré (contrairement à ces pauvres blancs de France et d’ailleurs, parmi lesquels on dénombrait, non sans étonnement, quelques prélats…)

 

 

Ceci étant dit, ces censeurs vociférateurs, qui se mêlent de donner des leçons de morale à une autorité morale, qui comme toutes les vraies autorités morales (je ne parle pas de la Halde…), est dans son rôle, alors qu’ils ne sont pas, eux, dans le leur, espéraient-ils sérieusement que Benoît XVI s’adresserait ainsi aux catholiques, pour leur faire plaisir, satisfaire les non-catholiques et Madame Roseline Bachelot : « Si vous couchez avec le premier ou la première venu(e), n’oubliez pas d’enfiler au bon moment une petite capote » ?

 

 

Mais laissons tout cela. Ce dont est coupable le chef de l’Eglise c’est d’avoir dit la Vérité et une vérité scientifique.

En effet, et même les « experts » de l’ONU, il y a encore quelques années le reconnaissaient, avant que la pensée unique, dans ce domaine également, fasse des ravages, le « d’abord » et le « tout préservatif » est une absurdité qui « risque d’augmenter le problème » a dit Benoît XVI avec encore une grande prudence.

Evidemment, vivant dans l’illusion, entretenue par la propagande officielle, d’être protégés (rappelons tout de même que l’estimation de l’efficacité d’un préservatif varie selon de nombreux critères de 40 à 95%, n’est jamais fiable en tout cas à 100%, ce qui déjà, en soi, devrait donner à réfléchir, au moins autant que lorsque l’on joue à se faire peur avec un pistolet chargé d’une seule balle), les hommes et les femmes qui pratiquent le vagabondage sexuel, multiplient les expériences et donc les risques, et c’est ainsi que le mal progresse.

Personne n’a jamais démontré, là où, accompagnés d’un bourrage de crânes très bien orchestré, des millions de dollars sont engloutis pour distribuer massivement des bouts de caoutchouc, comme solution unique, universelle,  et sûre, au problème posé, que le sida reculait. Bien « au contraire ». Faut-il ajouter, pour la confusion de certains, qu’un enfant de 10 ans peut comprendre pourquoi ?

 

 

 

Et dans quels pays africains ce fléau est combattu avec des résultats qu’il faut bien qualifier de spectaculaires ? Dans ceux où l’autorité étatique mène officiellement campagne, et sans tabou, en faveur de la chasteté avant le mariage, de la fidélité après, et du préservatif comme dernier recours pour ceux qui ne parviennent pas à régler leur vie selon les principes précédents, c’est-à-dire bien souvent les homosexuels, les prostituées mais aussi les drogués. Et cela marche, ce qui en dit long, entre parenthèses, sur la soi-disante incapacité de ces peuples de pays chauds à maîtriser certaines poussées de l’instinct.

C’est ainsi qu’en Ouganda, pour ne citer que cet exemple, la population infectée à hauteur de 15% en 1991, ne l’est plus, après ce « traitement » des mentalités, qu’à 5% en 2001. Qui se trompe, dites-moi ?

 

 

Mais pourquoi cet acharnement imbécile de la part de gens qui se réjouissent pourtant, au moins en Occident, du déclin du christianisme, qui se frottent les mains du peu d’influence qu’exerce encore l’Eglise sur les consciences, non sans raisons objectives il est vrai, et même en Afrique où elle subit la « concurrence » de bien des écoles de pensée et de comportement ? Redoutent-ils tant que « le cadavre bouge encore » ? De quoi ont-ils peur ?

De la Vérité, tout simplement, de la Vérité, cette Vérité qui toujours vous rend libre, et qui tombe là de la bouche d’un pape, quel danger !

 

 

Car cette Vérité remet en cause leur dogme à eux, leur dogme trompeur, celui de la Libération Sexuelle. Tout est là. Ce n’est pas le pape qu’il faut traiter de criminel, c’est mai 1968. L’épidémie du sida est l’enfant monstrueux de l’épidémie mentale dont la souche est mai 68.

« Jouissez sans entraves » proclamaient les murs parisiens en ce festif printemps. Mais mon bon Monsieur Cohn Bendit, comment jouir sans entraves lorsqu’en pleine manœuvre roborative, il faut faire une pause pour revêtir ce pardessous (en effet, c’est de l’intérieur qu’il va pleuvoir).

La technique et l’élan amoureux font bien mauvais ménage, et comment ne pas comprendre que deux êtres en bonne santé et qui se désirent fort, méprisent de recourir à la triste première pour mieux s’abandonner aux charmes du second ?

Comme le souligne la très catholique Madame Boutin (a-t-elle expérimenté la chose ? Si oui, avec qui ? Mon Dieu !) : « Ce n’est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l’amour ».

 

 

Alors tous ces fous furieux qui se font passer pour sages, préfèrent défendre le mythe du condom infaillible, plutôt que l’affronter la réalité de leur idéologie de mort, de leur idéologie qui défie le bon sens et insulte la recherche du bien commun, et toujours au profit de ce funeste individualisme, en l’occurrence ici particulièrement suicidaire.

Vous comprenez, il faudrait « revenir en arrière », c’est horrible pour des « progressistes » congénitaux.

Faut-il rappeler avec Bacon « que l’on ne commande à la nature qu’en lui obéissant », et que l’on ne peut pas faire impunément n’importe quoi avec son corps, sans prendre le risque certain de le détruire ?

Par François-Xavier Gaëtan Gelin - Publié dans : Chroniques "frivoles" (ou presque)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 avril 2009

A ce stade des constats, je suis tenté de poser la plume : ne cherchons pas à définir l’extrémisme. C’est une mission impossible. En renonçant à définir le mot, je renonce à qualifier la chose qui pourrait en relever. Ainsi je ne prends pas le risque de me livrer à une analyse linguistique que l’on pourrait soupçonner d’être au service d’une vision personnelle de l’extrémisme permettant de pourchasser « l’ennemi ».

Et pourtant, chacun ressent confusément qu’il y a bien, dans la nature, des « extrémistes », au moins en puissance.

Tout l’effort, sous l’égide, espérons-le, d’une honnêteté intellectuelle, consiste donc à tenter de donner, malgré tout un contenu « objectif » (c’est-à-dire selon le même Robert, précis cette fois-ci : « Se dit d’une description de la réalité, [ou d’un jugement sur elle], indépendante des intérêts, des goûts, des préjugés, de la personne qui l’a fait »), à un mot que le dictionnaire abandonne largement à notre interprétation, et que toute une classe politico-médiatique manipule au service de l’épuration qu’elle entretient.

 

 

Tout d’abord, on ne saurait faire de procès d’intention à une doctrine, une pensée, qui n’a pas trouvé d’applications pratiques. Au nom de quoi qualifier telle idée d’extrémiste et pas telle autre ?

En quoi est-il « extrémiste », par exemple, de vouloir nationaliser les banques ? Dans la tourmente financière actuelle, il se trouve des « libéraux », en principe hostiles à une telle « dérive », « dangereuse pour la liberté d’entreprendre » pour trouver « sage » cette décision sinon pour l’approuver pleinement. Est-il plus « modéré » de laisser ces mêmes établissements faire faillite ?

En quoi est-il « extrémiste » de contenir l’immigration dans un pays qui souffre déjà du chômage de ses ressortissants ?

Est-il plus « modéré » d’encourager par l’inaction l’entassement de populations inassimilées dans des quartiers « sensibles », pour les transformer en enragés frustrés ?

En quoi est-il extrémiste d’être royaliste plutôt que républicain, ou l’inverse ?

 

 

Je ne sais pas ce qu’est une position  extrémiste. Je ne sais pas, parce que je suis incapable d’en distinguer une seule pour telle, sans prendre le risque d’un jugement non objectif. En revanche, il y a de bonnes ou de mauvaises idées, doctrines, pensées, en soi, mais aussi selon les circonstances, en fonction de leur adéquation au réel, de leur pertinence au service du bien commun, de leur capacité  à améliorer le sort de l’humanité, à  élever celle-ci au dessus de sa condition première, animale.

Un pouvoir qui met en œuvre une mauvaise politique (par les conséquences objectives de celle-ci, que tôt ou tard, chacun peut constater), fait une erreur. Il n’est pourtant pas « extrémiste ». François Mitterrand, arrivé à la tête de l’Etat en 1981 tint dans un premier temps ses promesses électorales. Il pouvait difficilement faire autrement : la gauche, longtemps éloignée du pouvoir, était avide de revanche, pressée de passer des « ténèbres » de la droite à la « lumière » qu’elle prétendait incarner. Déjà « plurielle », elle obligeait le Président et son Premier ministre à appliquer un programme commun de gouvernement. Celui-ci s’avéra vite économiquement désastreux : deux ans plus tard, Mitterrand corrigeait le tir, avec lucidité et sagesse. Qui lui ferait un procès en « extrémisme » pour des débuts plus simplement « fautifs » ?

 

 

L’extrémisme ne peut se révéler comme tel que s’il s’incarne dans un pouvoir qui agit et qui, fuyant le réel, c’est-à-dire perdant de vue que la doctrine ou l’idéologie qu’il défend et illustre, insulte le bon sens et méprise le bien commun, en viendrait, sans plus de retenue, à en poursuivre les applications pratiques, contre tout un peuple, ou même une partie de celui-ci. Dans ce cas-là, il y a généralement morts d’hommes, tyrannie sanglante, en un mot fanatisme, c’est-à-dire « foi exclusive en une doctrine, une religion, une cause, accompagnée d’un zèle absolu pour la défendre, conduisant souvent à l’intolérance et à la violence ». Oublions « l’intolérance », mot devenu des plus ambigus (Cf. ma chronique « Tolérance et intolérance ») et retenons « violence ».

Quand il y a foi exclusive, zèle absolu, violence, alors là, sans doute, peut-on considérer qu’il y a extrémisme, sauf à se refuser définitivement d’employer ce mot.

 

 

Je veux bien renoncer à qualifier Olivier Besancenot « d’extrémiste ». Quel est le programme de la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) fondue maintenant, mais grande inspiratrice, dans le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) ?

Interdiction des licenciements, nationalisation des grandes entreprises, interdictions des « productions inutiles et dangereuses » (l’armement, la chimie, le nucléaire), interdiction des expulsions pour loyers impayés, régularisations de tous les « sans-papiers », suppressions des fichiers informatiques de police, dépénalisation de toutes les drogues, y compris les « dures »…

Un catalogue de propositions « extrémistes » ?  Non, simplement idiotes.

En revanche, que se passerait-il si, pour le plus grand malheur de la France et des Français, le gentil Olivier et ses amis prenaient le pouvoir ?

Il est à craindre que, désirant créer un monde nouveau pour un homme nouveau, ils se croient dans la nécessité de « changer » un peuple par trop récalcitrant, comme au Cambodge durant les sinistres années où les Khmers rouges éliminèrent  des centaines de milliers de leurs compatriotes, et donc d’appliquer les principes du camarade Léon Trotski : « La dictature est indispensable à la Révolution ». « Qui veut la fin ne peut répudier les moyens. » « La terreur rouge n’est que l’arme employée contre une classe vouée à périr. » « C’est la guillotine, cette remarquable invention de la grande Révolution française, qui a pour avantage de raccourcir un homme d’une tête, qui sera prête pour nos ennemis. »

Il est vrai que Monsieur Besancenot se réclame plus volontiers maintenant, de Che Guevara que du fondateur de l’Armée rouge. Ce n’est guère plus rassurant pour qui connaît le personnage, à la fois lâche et sanguinaire ! Mais là le mythe est encore solide.

 

 

Pour goûter de l’extrémisme, il faut payer, et parfois beaucoup. Tant que l’on demeure dans le débat intellectuel, il est liberticide de déclencher des lynchages, même seulement verbaux, contre qui que ce soit, en se drapant dans l’étendard de la « lutte contre les extrémismes » et pour ce seul motif, habitude qui se prend pourtant aujourd’hui avec une intensité et une régularité détestables,  en vue de faire taire « l’autre ».

Par François-Xavier Gaëtan Gelin - Publié dans : Autres chroniques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Texte libre

POURQUOI J'AI DECIDE D'OUVRIR UN BLOG

Ce qui est frappant, c'est le phénomène de l'Eternel Retour. L'Eternel Retour des mêmes pensées, fausses ou vraies. Si je prends la parole c'est parce que le pire est de retour. Nous avons Raison perdu. Il est nécessaire de redevenir grec et de travailler à distinguer avec Platon la Vérité de l'opinion. L'honneur commande, pour le moins, de ne plus subir, silencieusement, les outrages faits à l'Intelligence. Ce que je me propose c'est d'exposer une réflexion qui s'inscrit dans la recherche de la Vérité guidée par la Raison.

("Déclaration d'intention" complète ci-dessous en date du 20.09.06)

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus