Vendredi 19 octobre 2007
L'Islam est né, nous l'avons constaté, dans la violence. Il s'est consolidé là où il est apparu, dans la violence.
C'est encore par la violence qu'il va conquérir des territoires. C'est un fait. L'Islam n'a pas gagné les âmes, il a soumis les esprits et les corps.
Peu  après son émergence, il a connu une formidable expansion. Songeons-y : Mahomet meurt en 632, dans les conditions que nous avons rappelées. Peu propices, a priori, à une propagation de la nouvelle religion.
Cependant, cent ans, tout juste cent ans plus tard, les Sarrasins sont arrêtés à Poitiers !
Que de chemin parcouru. En prêchant la "bonne nouvelle" ? Non, en faisant la guerre.
Le Coran y pousse, Mahomet a donné l'exemple de son vivant. 


La conquête du sud méditerranéen est facilitée par les complicités dont les musulmans vont profiter dans leur grande marche, par l'état de décomposition des pouvoirs locaux, par la naïveté de chrétiens mal formés qui purent voir dans l'islam une variante du christianisme.
De leurs places fortes acquises, les Sarrasins organisent des razzias mot dont il n'est pas étrange qu'il soit d'origine arabe. Pillages conduits en Inde, en Provence, en Dauphiné, jusqu'en Bourgogne, en Corse et en Sardaigne.
Les Turcs ravageront la Hongrie avant d'être immobilisés devant Vienne en 1529. Au XVIIIe siècle, le schah de Perse pille Delhi. Etc.


S'il est bien utile de se convertir à l'islam pour avoir "une situation", le sort des non-convertis dépend de leur état : les païens sont promis à la mort ou à l'esclavage, les juifs et les chrétiens bénéficient, en principe, de la dhimmitude. Contre une relative liberté religieuse et une certaine autonomie, ils doivent verser des impôts spécifiques (évidemment spoliateurs), et subissent contraintes et discriminations.
Par exemple, sur le plan judicaire, un musulman ne peut être mis à mort pour le meurtre d'un "infidèle", alors que les Dhimmis sont condamnés à la peine capitale pour le meurtre d'un musulman. Ou encore, il est interdit aux chrétiens de construire de nouvelles églises.
Mais entre les croyants des trois grandes branches de l'islam, le sunnisme, le chiisme et le kharidjisme, la guerre, on le constate encore de nos jours, peut être impitoyable.
Malheur également au musulman qui se convertit à une autre religion : l'apostasie est passible d'une exécution sans autre forme de procès.


Il est parfois de bon ton, sous certaines plumes occidentales, d'expliquer ce que l'on nomme l'"islamisme", comme une simple réponse à l'impérialisme américain, à l'insupportable existence de l'Etat d'Israël, qui en seraient les géniteurs. Mais comment rendre compte de l'attitude des musulmans indonésiens, majoritaires dans leur pays, d'une manière écrasante, qui persécutent leurs concitoyens qui ne partagent pas leur foi, et qui sont bien peu concernés par le conflit du Moyen-Orient ? Il faut rappeler à cet égard, qu'aujourd'hui, les musulmans arabes ne représentent plus que un sixième des musulmans dans le monde. Et même les Turcs ont à leur tête un islamiste qualifié de "modéré", Recep Tayyip Erdogan, qui déclara cependant, naguère, que "les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les mosquées nos casernes".


On peut multiplier les exemples, historiques ou contemporains, à l'infini, on n'échappe pas à cette forte constatation : l'Islam entretient avec la violence un lien sacré.

(à suivre) 
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : L'ISLAM
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Mardi 2 octobre 2007

De son vivant, Hergé a été régulièrement attaqué pour avoir produit cet album, considéré, ni plus ni moins, que comme "raciste".
Le pauvre Georges Rémi s'est cru obligé, bien à tort, de se justifier. Il a même accepté de modifier certaines planches.
Mort, certains ne sont toujours pas décidés à laisser ses cendres en paix.


Devant ces offensives, on est partagé entre l'envie d' éclater de rire et celle d'exploser de colère. 
Il est des cas de figure où le bon sens le plus élémentaire est tellement malmené, que seule une réponse pamphlétaire soulage, avec le risque de ne pas parvenir à démonter le mécanisme stupide qui tente de justifier l'accusation.


En voulant traiter de ce sujet, j'hésitais entre une chronique "frivole" (presque, n'est-ce pas), et une "autre chronique" dont il ne vous a pas échappé, cher lecteur, qu'ici, elle signifie que je vais m'efforcer de bien raisonner, de démontrer autant que faire se peut.

Finalement, j'ai décidé de vous offrir ma réaction sous les deux espèces, si je puis dire.

Préalablement, j'ai bien sûr, hélas ! , non pas relu, pour mon plaisir avec mes yeux retrouvés d'enfant, mais "étudié", comme c'est désolant ! , ce "Tintin au Congo" qui enchanta mes jeunes années comme il charma celles de millions de lecteurs qui ne se souviennent pas un seul instant d'en être sorti raciste ou méprisant à l'égard de ces africains ô combien attachants. 


A suivre :

Un album raciste et xénophobe, vraiment ?

Tintin en Imbécilitie

par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : Autres chroniques
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Mardi 2 octobre 2007

Un étudiant congolais a déposé une plainte pour "racisme et xénophobie", le 27 juillet dernier à Bruxelles, contre l'album "Tintin au Congo". Le premier août, sans tarder, un juge d'instruction a été nommé pour étudier cette requête.


Que cette bande dessinée, datée de 1930-1931, soit marquée par le contexte historique de l'époque, pendant laquelle le colonialisme triomphe avec une certaine fierté, satisfait de lui-même, de l'oeuvre accomplie, est incontestable. Mais la volonté civilisatrice qu'accompagne son épanouissement n'a rien de raciste, elle serait plutôt altruiste. Que cette volonté traduise aussi le sentiment répandu en Europe que la civilisation de ce continent-là est la plus développée sur la terre et qu'elle a quelque chose à apporter au monde noir, en particulier, est également indéniable. Est-il d'ailleurs tout à fait faux que la Belgique soit en ces temps déjà bien lointains, mais aussi aujourd'hui encore, un pays plus évolué, à bien des égards, que le Congo ?


Le plaignant dénonce, entre autres, le fait que les personnages africains parlent un mauvais français. Au fin fond de la brousse, est-ce bien étonnant ? Si une bretonne bretonnante au coeur de la Bretagne, au début du siècle dernier, s'exprimait en un français patoisant, sous la plume d'un quelconque auteur, qui y verrait malice plutôt que vérité ?
Au demeurant, en page 1, le noir, éduqué évidemment, qui introduit Tintin en partance, dans sa couchette sur le bateau , s'adresse ainsi à lui : "Voici votre cabine, Missié". Le "Missié" peut s'expliquer par l'accent et l'on remarquera qu'il ne lui annonce pas : "Li cab'in di Missié".


"Tintin au Congo" compte 62 planches de dessins. Les Africains n'apparaissent que dans 28 pages (et parfois très brièvement, une image muette). Le personnage odieux, le méchant de l'album, surgi dès la planche n°5, est un blanc, un passager clandestin sur le bateau voguant vers l'Afrique, mal rasé, à la mine patibulaire.
Celui-ci précipite Milou dans la mer. Un marin, qui maîtrise moins bien la langue de Tintin, il est vrai, se porte au secours du petit chien (en lui envoyant une bouée). Il met en garde Tintin qui plonge dans l'océan, contre les requins. C'est tout de même bien aimable à lui.


Tintin est gentiment accueilli par une foule sympathique à son arrivée. C'est un reporter déjà célèbre. Mais l'homme qui, caché, assiste à ce triomphe et annonce : " Patience, mon ami ! Rira bien qui rira le dernier ! ..." est ce sale blanc repéré plus haut.


Parti à l'aventure, en voiture, Tintin est accompagné d'un boy, soit, c'est d'époque, Coco, un gentil petit garçon avec lequel il va développer une relation amicale. Et qui vole la voiture de notre héros, après avoir battu son gardien ? Toujours ce blanc indélicat.


La voiture entre en collision avec un train ; contre toute attente, c'est le train qui déraille et se couche sur le côté. C'est drôle sans plus, mais je peux constater que la locomotive roule sur une bien mauvaise voie. Puisqu'il s'agit de toute évidence d'un apport de la puissance coloniale qui gère le Congo, je ne félicite pas les Belges pour la qualité du réseau ferré qu'ils ont installé dans ce pays lointain.
Certes, plusieurs passagers sont ridiculement habillés, à l'européenne, et Tintin doit insister pour qu'ils se mettent tous au travail pour redresser les wagons alors que seul Milou s'y attèle en maugréant : "Alors, tas de paresseux, à l'ouvrage ! ", ce que reproche vivement à Hergé, notre étudiant scandalisé. Ce sont des noirs à qui l'on fait cette remarque et cela déclenche du coup une réaction pavlovienne. C'eut été des Corses, imagine-t-on un Bastiais, même susceptible, déposer plainte ?
Pourtant Tintin tire d'affaire les voyageurs en remorquant le train avec sa voiture. Remarquons qu'il devient le chauffeur d'Africains qui lui en sont reconnaissants. Ils le présentent au roi de leur tribu, que Tintin salue très respectueusement en se découvrant : "Salut à toi puissant roi des Babaoro'm". Babaoro'm, soit ! mais ce n'est pas bien méchant. Lequel roi lui répond : "Salut à toi, noble étranger". Le dialogue Nord-Sud est ouvert. Et ce souverain précise que Tintin est un "bon blanc". Il y  en a donc de mauvais. Effectivement, on en connaît au moins un depuis le début de cette histoire et l'on a croisé aussi des journalistes, américain, anglais, portuguais qui ont rivalisé pour acheter le reportage de Tintin non sans une insistance un peu lourde, comptant visiblement sur la cupidité de ce jeune homme, blanc comme eux.


Nous en sommes à la page 21. Nous n'avons encore croisé aucun Africain qui soit détestable. Parfois naïfs, ravis, un peu ridicules, oui. Mais aussi parce qu'ils sont amenés à "singer" l'Européen. A qui la faute ? On n'ouvrira pas ici un débat sur le colonialisme. On fera simplement remarquer que le "choc des civilisations", dans sa version "douce", produit des résultats paradoxaux et souvent comiques. Tintin est fort, plus fort et plus courageux que les noirs face au lion, mais c'est Tintin. Tintin ne se défait-il pas toujours de l'ennemi ? Au Congo, comme en Amérique, comme partout ailleurs.


Tintin est victime d'un complot. Le sorcier du village, jaloux de son influence est dans le coup. Mais qui a inspiré ce montage ? Qui a corrompu ce malheureux ? Notre méchant blanc, toujours le même ! , qui travaille à dresser une tribu contre une autre. Encore lui qui n'hésite pas à revêtir un habit de père blanc pour tromper et tenter d'assassiner le maître de Milou.


Quand Tintin se croit poursuivi par une bande de Pygmées et leur fait face, après avoir eu honte de lui et de sa lâcheté (planche n°49), il s'aperçoit qu'ils ne lui veulent aucun mal.


Le méchant blanc est au service d'un autre méchant blanc, lequel obéit aux instructions d'Al Capone, lui-même, "le roi des bandits de Chicago", précise Hergé. Son agent local comptait bien "semer la terreur" parmi la population locale afin de mieux organiser le trafic du diamant et donc piller le Congo. Tintin déjoue leurs plans et ce sont des soldats congolais qui neutralisent tout le gang.


Dites-moi, franchement , chers lecteurs à la peau pâle, ne devrions-nous pas déposer plainte contre"Tintin au Congo" pour racisme anti-blanc ? 


A suivre :

Tintin en Imbécilitie

par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : Autres chroniques
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Mardi 2 octobre 2007

Un congolais, étudiant de son état, mal prénommé "Bienvenu", tant il est vrai que l'on aurait aimé qu'il ne se manifestât point, s'est cru autorisé à déposer plainte contre "Tintin au Congo", accusé de véhiculer une idéologie raciste.


Ce personnage prétend ainsi provoquer un procès visant à obtenir rien moins que l'interdiction de l'album et au-delà, la condamnation de la Belgique responsable des pires forfaits coloniaux.


Il faut croire tout de même que les conséquences du colonialisme ont du bon, à défaut de la colonisation elle-même, puisque Monsieur M Butu Mondondo bénéficie de services éducatifs à Bruxelles.
Il ne serait pas le premier, il est vrai, à cracher dans une main qui le sert.


C'est la soeur de cet élève en sciences politiques qui lui aurait ouvert les yeux en lui reprochant, horosco referens, de s'apprêter à offrir "Tintin au Congo" à un autre membre de sa famille. C'est donc par le plus grand des hasards, qui fait toujours bien les choses, que notre procureur, "étudiant", lui aussi, cette oeuvre d'Hergé s'est aperçu que l'album contenait des abominations sur l'homme noir.


Sa lecture est pour le moins sélective. Surtout elle est stupide. Outre qu'il n'y a pas de quoi "fouetter un chat" et que l'on ne compte plus les bandes dessinées et les caricaturistes qui se moquent plus ou moins élégamment ou gentiment de telle ou telle catégorie d'humains, cette prétention à régenter ce qui doit être publié sous prétexte que l'on souffre, visiblement, d'un complexe d'infériorité, est proprement insupportable. Cette censure qui ne dit pas son nom, au motif de respecter le sacro-saint principe du "politiquement correct", est contraire à la liberté d'expression et de création la plus élémentaire.


Mais il y a plus grave encore.
Que Monsieur Bienvenu M Butu Mondondo, en tant que congolais, n'apprécie pas la manière dont sont mis en scène ses semblables dans "Tintin au Congo", je peux le concevoir. Qu'il le fasse savoir, cela me paraît compréhensible, comme une bretonne pourrait s'écrier : "Nous ne sommes pas toutes des Bécassines ! " Qu'il porte plainte pour cela, c'est beaucoup de toupet.
Mais que des Européens se couchent devant ces postures grotesques, voilà qui passe l'entendement.
Que cette plainte soit recevable et qu'un juge d'instruction ait été nommé pour mener l'enquête (!), je suppose qu'il a du temps libre, voilà qui traduit la subordination de certains esprits.


Tenez-vous bien chers lecteurs : en Grande-Bretagne, l'officielle commission pour l'égalité des races a décrété que "ce livre contient des images et des mots aux préjugés racistes abominables, ou les "sauvages" apparaissent comme des singes et parlent comme des imbéciles". Enfant, je ne m'en suis pas aperçu, pauvre de moi !
Au vu de ce brillant et autorisé avis, les librairies Borders et Waterstone's ont décidé de placer "Tintin au Congo" dans leurs rayons...  pour adultes !
Lorsque l'on songe à toutes les cochonneries illustrées qui sont à portée de mains d'enfants dans n'importe quel supermarché...


En Belgique, il existe au moins un homme de bon sens : Joseph de Witte, le directeur, pourtant du centre pour l'égalité des chances. Sollicité par Mondondo, il a déclaré sans ambages : "C'est de l'hyperpolitiquement correct qui frise le ridicule". On ne saurait mieux dire.


Une dernière bonne nouvelle que j'ai le plaisir d'envoyer à la face de tous ces surnaturels crétins censeurs : depuis la mort d'Hergé, on ne peut plus retoucher un seul dessin. Chouette !


Achetez "Tintin au Congo" s'il manque à votre collection et offrez-le. Plutôt dix fois qu'une. C'est la meilleure réponse d'hommes libres à apporter à tous ces esclaves de la pensée unique.

par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : Chroniques "frivoles" (ou presque)
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Lundi 10 septembre 2007
L'Islam entretient avec la violence des rapports étroits.
On a pu le constater en lisant le Coran (voir L'ISLAM [3],  [4], [5]). "La violence que sacralise le Coran n'est plus une transgression ni une atteinte à l'intégrité de l'homme. Elle devient un moyen de purifier le monde par Allah. Mahomet y recourt pour assumer sa mission de lieutenant d'Allah sur la terre. Tout musulman se croit obligé de poursuivre sa pratique... La conception de la violence coranique traduit la vision d'Allah que Mahomet se forge et propage et qui concrétise les relations entre Dieu et l'homme... Réservée à Allah dans la prédication mahométane première, la violence est progressivement érigée en instrument de propagation du message prophétique." (Jean Sleiman dans Vivre avec l'Islam ? pages 65,66,74) 
On vient d'en avoir un premier aperçu historique avec le récit de l'affrontement de ses héritiers (L'ISLAM [19]).
Avant cela, l'Islam s'est aussi imposé par la violence.


Dans la période dite mecquoise les interrogations métaphysiques semblent réelles et sincères chez son fondateur. "C'était un esprit réfléchi ; il s'intéressait aux questions religieuses qui laissaient indifférents ses sceptiques concitoyens. ll aimait à en discuter avec les rares scripturaires de passage. On le surprend à la recherche d'un idéal religieux supérieur à celui de son entourage mecquois." (Henri Lammens L'Islam p.32)
Mahomet connaît une crise religieuse qui le conduit à se convertir au monothéisme et à la croyance au dogme de la résurrection. D'accord de fait avec les chrétiens et les juifs là-dessus, il considère que comme Dieu est unique, la révélation aussi, dont les arabes ne pouvaient pas ne pas bénéficier.
Il s'estime appelé à prêcher ces vérités parmi ses compatriotes, rôle modeste somme toute. Puis peu à peu, il s'élève lui-même au rang de prophète.
Nul ne l'étant victorieusement dans son propre pays, c'est bien connu, Mahomet se heurte dans sa prédication à l'indifférence puis à l'hostilité des Mecquois. Déjà, des premiers musulmans émigrent en Abyssinie. A son tour, devant son insuccès, il part pour La Mecque.
Cet exode inaugure l'hégire, hidjra, c'est-à-dire émigration. Il forme le point de départ officiel de l'ère musulmane en 622 après Jésus-Christ. Mais ce déplacement n'a rien d'anodin. Il marque l'évolution politique de l'Islam. Mahomet va devenir chef d'Etat.
" Dans le vieux droit arabe, l'hégire signifiait non seulement la rupture avec la ville natale, mais équivalait pour celle-ci à une sorte de déclaration de guerre. Le syndicat mecquois ne s'y trompera pas. Jusque-là pour les disciples de Mahomet, le mot d'ordre, la consigne, avaient été de 'tenir ferme' au milieu des contradictions, de n'user que de moyens de persuasion. Le djihad était une guerre spirituelle. A Médine, s'ouvre la période d'action.
Il sera recommandé de lutter par les armes ; jusqu'à ce que l'Islam ait le dessus et que 'les infidèles soient humiliés et forcés de payer l'impôt'." (H Lammens L'Islam p.34) 


A Médine, fort de quelques centaines de conversions, Mahomet travaille, juridiquement, à établir sa suprématie religieuse et politique. Les Médinois, malléables, se seraient facilement laissés convaincre d'accepter cette évolution, sauf les juifs. D'inspirateur Israël devient un ennemi pour Mahomet. Il découvre son désaccord doctrinal. Fâché de ce que les juifs ne le prennent pas au sérieux, il les déclare "les pires ennemis de l'Islam".
Il pense les soumettre en faisant assassiner leurs principaux chefs.
Bientôt il organise des razzias sur les caravanes de La Mecque, attaquant la cité au coeur : sa prospérité commerciale. En face on mobilise, mais mal. A Badr, Mahomet remporte, malgré l'infériorité numérique de ses troupes, une importante victoire.
Un an plus tard à Ohod, il subit en revanche un revers. Mais cette défaite, non exploitée par les Mecquois, est sans conséquence. Il parviendra à obtenir la reddition, usant aussi de ruse et de diplomatie, de sa ville natale.
Les juifs de Médine faisaient toujours de la résistance. Mais cette résistance n'était que de l'insolence. De nature à exaspérer le prophète mais pas à l'impressionner. "Il commença par réduire, ensuite par expulser leurs clans les plus faibles. Le dernier- celui des Banou Coraïza- fut vaincu. Tous les hommes valides, au nombre de 600, furent sans pitié passés par les armes. On vendit à l'encan femmes et enfants. Sur leurs florissants domaines, Mahomet établit les Emigrés de La Mecque. Les juifs de Khaïbar et de Fadak durent également se soumettre et accepter de cultiver, en qualité de fermiers, leurs fertiles oasis pour le compte des musulmans devenus leurs maîtres. Après avoir rompu avec les juifs, Mahomet se tourne vers 'ceux qui  se nomment chrétiens' ; il loue 'leurs dispositions bienveillantes et leur absence d'orgueil, parce qu'ils ont des prêtres et des moines'. Il rompra avec eux, ne les ayant pas trouvés plus souples que les juifs, quoique moins provocants." (H Lammens, L'Islam p.39)


Plus tard, il s'attaque aux Bédouins avec lesquels il avait fort à faire, même officiellement ralliés. On se souvient de toutes les allusions qui les concernent dans le Coran (cf. L'ISLAM [5]). Il soumet la ville de Taïf. Il songe, un moment, attaquer à la Syrie. Mais finalement ll y renonce et un an plus tard décède de manière inattendue.


"La conversion de l'Arabie n'avait réalisé de sérieux progrès que dans le Hedjaz. Seule Médine pouvait être considérée comme définitivement acquise à la nouvelle doctrine, beaucoup plus que les villes de La Mecque et de Taïf ; partout ailleurs l'islamisation avait seulement été amorcée ; on y avait surtout reconnu la puissance politique de l'Islam." (H Lammens L'Islam p.41)

(à suivre)
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : L'ISLAM
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Texte libre

POURQUOI J'AI DECIDE D'OUVRIR UN BLOG

Ce qui est frappant, c'est le phénomène de l'Eternel Retour. L'Eternel Retour des mêmes pensées, fausses ou vraies. Si je prends la parole c'est parce que le pire est de retour. Nous avons Raison perdu. Il est nécessaire de redevenir grec et de travailler à distinguer avec Platon la Vérité de l'opinion. L'honneur commande, pour le moins, de ne plus subir, silencieusement, les outrages faits à l'Intelligence. Ce que je me propose c'est d'exposer une réflexion qui s'inscrit dans la recherche de la Vérité guidée par la Raison.

("Déclaration d'intention" complète ci-dessous en date du 20.09.06)

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