Dimanche 1 juillet 2007
Dans un pays modéré sur le plan politique -comme son climat est tempéré (jusqu'ici tout au moins pour le climat...)- comme le nôtre, mais sujet à de brusques mouvements d'humeur excessifs,  l'"extrémisme" a mauvaise réputation. A juste titre, est-on tenté de conclure rapidement. Aussi qualifier un homme d'extrémiste, un parti d'extrémiste est-ce le condamner à la vindicte publique, est-ce l'enfermer dans un ghetto, es-ce le rendre infréquentable.


Quand la classe médiatique se donne le mot pour marquer un homme ou un mouvement au sceau de cette infamie, celui-ci a beau se débattre, s'expliquer, mettre au défi ses juges d'étayer leur réquisitoire, il est sur la pente glissante qui mène à la relégation.


Il en est ainsi de l'"extrémisme" de droite. Sont classés dans cette famille coupable tous ceux que les médias (et certains politologues ou prétendus tels) ont décidé d'exclure du "pacte républicain". A quel titre ? Selon quels critères ? Ces procureurs seraient bien en peine de répondre, en raisonnant, à ces questions et d'ailleurs ils n'en ont cure. Ce qui compte c'est de coller l'étiquette qui permet de prévenir l'électeur distrait qui pourrait connaître de mauvaises tentations sans la solitude de l'isoloir.


Dans ce jeu de massacre, la droite a l'honneur d'être prioritairement sur scène, face aux tireurs, et à vrai dire presque exclusivement.
Lorsque le journal Les Echos interroge Michel Winock, professeur émérite des universités à Sciences Po, il rappelle que celui-ci est "spécialiste d'histoire politique et intellectuelle, et notamment de la gauche, de l'antisémitisme, du nationalisme et des mouvements d'extrême droite français" (Les Echos, 22-23/06/07). Plus loin il précise que Michel Winock identifie, à gauche, "quatre grandes familles : la gauche républicaine, la gauche socialiste, la gauche communiste et l'ultragauche". Les Echos lui font cette remarque à propos du PS : "D'autres préconisent le rapprochement avec la gauche de la gauche..." 
On notera qu'il est rare que Monsieur Olivier Besancenot soit qualifié d'homme d'extrême gauche. Non, la Ligue Communiste, Révolutionnaire pourtant, de Monsieur Alain Krivine forte de troupes capables de pratiquer la violence de rue et ne s'en privant pas, n'est pas un groupuscule d'"extrême" gauche. C'est la "gauche de la gauche", au pire c'est l'ultragauche, c'est-à-dire vraiment des purs, des incompris pleins de bonne volonté, qui ne transigent pas, eux, dans le combat pour la défense des pauvres et des opprimés et qui méritent toute notre admiration, en tout cas notre indulgente considération, comme cette brave mademoiselle Arlette Laguiller pour laquelle nous avons tous un brin d'affection tant la conviction qu'elle met dans son action opiniâtre, et tellement juste, est sans fard. Rien à voir n'est-ce pas, avec un "certain" parti politique français que l'on ne manque pas, cerise sur le gâteau, et contre toute évidence, à rapprocher d'un certain parti politique allemand au pouvoir là-bas à partir de 1933... (cf. LE "NAZISME" ET L'EXTREME DROITE article du 16.06.07) Et pourtant, imaginez un instant, pour vous faire peur, cette passionaria au pouvoir...


René Rémond, historien, chrétien de gauche, honnête homme, qui vient de rendre son âme à Dieu, classait le Front National en "droite extrême" ce qui  est plus qu'une nuance. Sans doute était-il assez cultivé, lui, pour se souvenir que le dit Front, tel qu'il est aujourd'hui, n'eut été qu'un parti de centre droit (ce que revendique d'ailleurs Jean-Marie Le Pen, non sans arguments, cf. QUAND FRANCOIS ET JEAN-MARIE SONT EN EMBUSCADE (1) article du 03.04.07), entre les deux guerres mondiales.


Le Mouvement Pour la France et Philippe de Villiers étaient simplement classés " à  la droite de l'UMP", il y a trois ans. Maintenant, ce parti et son chef sont d'extrême droite. Par quelle opération de chirurgie politique ? Uniquement semble-t-il parce qu'ils ont pris l'un et l'autre, sur des sujets sur lesquels ils s'exprimaient peu autrefois, des positions qui ne sont pas politiquement correctes. Qui ne correspondent pas à la pensée unique (cf. LE "POLITIQUEMENT CORRECT" ET AUTRE PENSEE UNIQUE" article du 17.05.07). C'est tout. Cela suffit. "M. de Villiers vous êtes devenu le politicien interdit, au revoir !"
Qu'est-ce que l'extrémisme ? Voilà la bonne question qu'il faut d'abord traiter, en toute honnêteté intellectuelle. 
Une prochaine fois, si vous le voulez bien.
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : Autres chroniques
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Samedi 23 juin 2007
Mademoiselle Lola Doillon, dont l'un des premiers mérites est d'être la fille de son père Jacques, auteur sur l'écran, paraît-il, "de petits joyaux sur les mondes enfantins et adolescents" (dixit Emmanuel Hecht dans Les Echos du 14 juin dernier), vient de commettre un premier long métrage délicatement (et judicieusement, "c'est bon pour la recette cocotte") intitulé : "Et toi, t'es sur qui ?". "Tout en finesse" si l'on en croit toujours Monsieur Hecht. 


Il s'agit de conter l'histoire, assurément passionnante, de deux "copines" de 15 ans qui ont décidé de perdre leur virginité. 
Je n'ai pas vu cette chose impérissable et je me fais un devoir de ne jamais la voir et d'en parler pourtant. Outre que mon temps et mon argent me sont comptés, ce qui ne me distingue pas du commun des mortels, il y a déjà belle lurette qu'il est urgent, 9,9 fois sur 10 de se dispenser de mettre les pieds dans une salle obscure, car l'on sait d'avance que l'on va y découvrir tout, sauf ce qu'il serait si agréablement surprenant de pouvoir qualifier d'oeuvre cinématographique. J'y reviendrai dans une chronique ultérieure.


Ce qui m'intéresse ici, c'est le conditionnement du lecteur opéré par les critiques y compris dans un journal par ailleurs très crédible comme Les Echos mais qui, lui aussi, sur le plan culturel, abandonne ses pages dédiées à des manipulateurs qui semblent devoir d'autant plus célébrer une impression sur pellicule que celle-ci est esthétiquement sans intérêt et moralement condamnable.


Dans le cas d'espèce, il nous est clairement suggéré que ce film "restitue avec une grande justesse le monde adolescent". Il est en effet bien connu que toutes les jeunes filles, à 15 ans, décident de "coucher avec un garçon avant les vacances". Monsieur Hecht constate avec un regret que l'on ne peut que partager que "ces choses-là ne sont pas toujours faciles et ne se passent pas forcément avec qui l'on souhaite et dans les conditions rêvées" (sic). C'est pas juste, en effet !  (J'espère que Nicolas Sarkozy qui est sur tous les coups [ne voyez-là, cher lecteur, aucune allusion graveleuse], a une solution de "rupture" à proposer).


Je serais pourtant enclin à penser que  les jeunes filles, certes "travaillées" par les transformations que l'adolescence leur fait subir, attendent plutôt de rencontrer le Prince Charmant auquel sans doute, par les temps qui courent, elles se donneraient facilement par amour, sans éprouver plus avant son attachement réel (et en oubliant selon toute vraisemblance de lui demander, le dit Prince Charmant ayant accumulé les conquêtes de Princesses Gracieuses, d'enfiler un préservatif, acte d'un romantisme appuyé à l'heure de l'élan amoureux), mais en souhaitant vivement que ce soit pour la vie. C'est en tout cas tout ce que les enquêtes anonymes confirment, depuis des années, y compris pour les jeunes garçons plus soucieux encore de vérifier rapidement leurs capacités viriles que ces demoiselles de s'assurer de leurs pouvoirs de séduction, mais tout aussi tentés de fonder une famille avec  la femme de leur vie dont ils espèrent qu'elle sera la première.


On est loin de l'univers de Mademoiselle Doillon même s'il est vrai que les jeunes adolescentes sont bien formatées, ce à quoi cette dame ne fait d'ailleurs que contribuer, pour considérer comme une tare d'être encore pucelles à 17 ans (voire plus, quelle horreur !), que donc un bon nombre d'entre elles, aliénées, se sentent tenues de se conformer au mot d'ordre dominant.
Le film de Lola Doillon a été projeté au Festival de Cannes dans la section "un certain regard". Il pourrait s'agir d'un regard incertain...  


Emmanuel Hecht a trouvé les dialogues "drôlatiques". Il nous laisse en juger : "'T'as niqué Batman ?', demande un garçon à un autre, en jetant une oeillade du côté Julie-la gothique, toute de noir vêtue et fardée. 'Les gothiques , c'est des meufs faciles! Genre tête de mort à l'extérieur et toutes soumises à l'intérieur', répond l'autre, qui apparemment n'en sait rien." Hilarant, en effet.


Dans 20 minutes, le journal à portée de millions de gens dans le métro, Caroline Vié, journaliste au sus-dit, qui titre, sans rire, son article Premiers sentiments prometteurs, nous apprend d'une part, que "ces enfants du siècle sont filmés avec un naturel dénué de pudibonderie" (vous pouvez être assuré d'une séance de voyeurisme), d'autre part, que cette "chronique sensible explore la carte du tendre". Je l'invite à se cultiver en lisant Madeleine de Scudéry (1607-1701) à laquelle elle se réfère sans le savoir sans doute. Elle découvrira que dans Clélie les "préliminaires" sont particulièrement longs, décourageants pour tout dire, et l'espoir de consommation, avant les vacances et même après, fort contrarié. 


Lola assume d'être la fille de Jacques : "Si j'avais voulu me démarquer, ll ne me restait plus qu'à réaliser des westerns, des films d'horreur et de cul !" Ah !... parce que "Et toi, t'es sur qui ?" n'est pas un film de...  ?
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : Chroniques "frivoles" (ou presque)
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Samedi 16 juin 2007
Les lecteurs attentifs de mon journal auront peut-être remarqué que dans les chroniques où j'ai fait allusion à la tragique aventure hitlérienne, j'ai toujours mentionné le "National-Socialisme"et non le "Nazisme" appellation qui est une abréviation de l'allemand na [tionalso] zi [alist] dont les premiers utilisateurs furent, de fait, les disciples d'Adolf eux-mêmes.
Merci à eux ont pensé certains. Car l'usage systématique, exclusif en France, de cette dénomination imposée par la gauche intellectuelle qui s'érigea et s'érige encore en commissaire de la pensée, est tout, sauf fortuite.


Presque plus personne ne sachant exactement de quelle contraction de langage le mot nazisme est issu, il devint un vrai nom propre en soi, et eut le mérite de faire oublier que ce nationalisme-là se voulait socialiste et que, incontestablement, il le fut.


Le National-Socialisme, comme le Fascisme, sont, si l'on doit absolument les situer sur l'échiquier politique qui nous sert de référence universelle, des mouvements d'extrême gauche, d'une extrême gauche non internationaliste, certes, encore que, mais foncièrement de même essence que le socialisme révolutionnaire et le communisme, marxismes appliqués.
La seconde guerre mondiale les a défaits et a consolidé le camp rival, le camp communiste. Les vaincus ont toujours tort et l'histoire est écrite (au moins jusqu'à un certain point et pour un certain temps, heureusement), par les vainqueurs.
Le Fascisme et le National-Socialisme devinrent les horreurs officielles du vingtième siècle. Et ceux qui n'avaient pas  de mots assez durs pour vouer ces idéologies aux gémonies et exploitaient jusqu'à l'indécence les  cendres des martyrs des camps de concentration, furent les mêmes qui osèrent trouver du charme à Messieurs Staline, Mao et Castro, ignorèrent les goulags et écrivirent, sans rire, qu'en avril 1975 Saïgon avait été "libérée".


Ainsi, avec une audace tranquille et une habileté rhétorique indéniable, on classa à  "l'extrême droite" ces faux frères du socialisme. Et tout le petit monde de ceux qui prétendaient penser, à droite comme à gauche, goba cette énormité.


Elle avait plusieurs avantages : 
 Permettre de continuer à magnifier le communisme et tous ses succédanés dont il est remarquable de constater qu'encore maintenant, mais il est vrai qu'il demeure des puissances qui s'en réclament, le procès devant l'Histoire n'est toujours pas fait.
Diaboliser tout mouvement à droite marqué par l'attachement à la patrie et à des valeurs traditionnelles ; tenir par là-même, en laisse, la droite dite "modérée", entendez soumise spirituellement au magistère exercé par les intellectuels de gauche, et donc empêchée de se rapprocher de la droite "extrémiste", parce que l'extrême droite, mon bon Monsieur, c'est le nazisme, de bien triste mémoire, et donc... patati patata.


Ce piège, grossier, se referma régulièrement sur une droite consentante et Jacques Chirac s'interdit de faire avec le Front National ce que François Mitterrand n'eut aucun scrupule à faire avec le Parti Communiste, et sans s'attirer aucune foudre des maîtres à penser, alors même que placer en symétrie FN et PC relève, en toute objectivité, de l'escroquerie.


Le "Nazisme" d'extrême droite est un magnifique canular utilitaire qui a joué un rôle éminent dans le déploiement du terrorisme intellectuel de ces soixante dernières années.


A l'origine de tous ces abus il y a comme toujours un détournement du sens des mots comme je l'ai dénoncé à plusieurs reprises (cf. en particulier  LE MAUVAIS SANS d'octobre 2006).


 Par delà les classifications habituelles, il faut se poser la question de la nature profonde de ces utopies meurtrières.
Le contesté mais lucide Guy Mollet à la tête de la SFIO disait des communistes : "Ils ne sont pas à gauche, ils sont à l'Est".  En dernière analyse, Communisme, Fascisme, National-Socialisme, ne sont ni de gauche ni d'extrême gauche, ni de droite, ni d'extrême droite, ils sont de la planète totalitaire.Tous produits d'une certaine modernité, n'en déplaise aux éternels béats progressistes.
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : Autres chroniques
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Mardi 5 juin 2007
Vous souvenez-vous de Harlem Désir ? Ce nom ne dit sans doute plus rien aux jeunes générations qui sont venues au monde quand ce monsieur paradait dans les médias, au milieu des "années 80". En ces temps-là, François-Henri de Virieu, avec la gravité qu'il aimait afficher pour diriger une émission de télévision aussi importante que la sienne à l'époque, lui fit les honneurs d'une "Heure de vérité" particulièrement bien nommée pour égrener des mensonges.
Aujourd'hui Harlem Désir pantoufle au Sénat, avec une discrétion touchante, sur les bancs socialistes. Mission accomplie, carrière faite.


A quoi servit ce SOS Racisme qui survit actuellement, ne serait-ce que pour fournir au parti à la rose des cadres issus de l'immigration ?
Mitterrand suscita la création de cette officine pour embêter l'opposition et mieux soumettre une droite qui n'osait se désigner ainsi, à la dictature de la gauche intellectuelle, ce qu'il réussit au delà de toute espérance.
Jacques Toubon figure emblématique de cette classe politique moralement asservie, et bien d'autres, qui ne dénonçaient le camp d'en face, son idéologie et ses alliances, qu'à l'approche des élections, se précipitaient à toutes les fêtes de SOS Racisme pour manifester leur vassalité spirituelle.
La France était-elle alors en danger de racisme ? Pas plus qu'à l'heure actuelle, vraisemblablement beaucoup moins. Les Français ne constituent pas un peuple raciste, si l'on appelle, encore une fois, les choses par leur vrai nom.
Que les trois-quarts des indigènes de ce pays pensent, y compris d'ailleurs des Français de "fraîche date", et ils le pensaient moins il y a vingt ans, qu'il y a trop d'immigrés sur le sol national, ne fait que traduire la nécessité vitale et légitime pour tout peuple de préserver une certaine identité.
Il est sage que le Vietnam soit peuplé essentiellement de Vietnamiens, le Togo principalement de Togolais et la France d'une majorité d'Européens. C'est cela, précisément, qui évite les ghettos et préserve de toute dérive les mentalités vers de funestes et nauséabonds réflexes d'hostilité envers ce qui n'est pas soi.


La France, en 1985, n'était pas raciste, elle commençait simplement à s'inquiéter de certaines évolutions dont on ne peut nier les conséquences de nos jours. Elle n'était pas raciste mais il convenait de le faire croire, en application de ces vieilles techniques révolutionnaires fondées sur le couple, infernal, provocation-réaction. Rien de tel pour faire monter le Front National et priver la droite dite "parlementaire" de son hégémonie (sociologiquement indéniable depuis longtemps).


SOS Racisme n'a pas été créé pour combattre le racisme, purement imaginaire. Il a été créé, outre pour les raisons politiciennes évoquées plus haut, afin de travailler à l'émergence de celui-ci en exaspérant le Français moyen pour pouvoir mieux ensuite en dénoncer la dangereuse prpagation !
D'ailleurs, avez-vous remarqué le paradoxe de cette appellation de "SOS Racisme" ?
Ordinairement, les associations dont le nom commence par SOS font la promotion de ce qui est recherché : SOS Amitié, SOS Accueil ou mettent en avant ceux qu'il faut secourir : SOS Dauphins, SOS Planète et il existe un SOS Cocu assurément utile, surtout s'il se penche sur le cas des électeurs...
La dénomination de SOS Racisme est en soi un acte révélateur de l'intention véritable des promoteurs de ce machin. 
O racisme espéré, es-tu là ? Nous t'appelons de nos voeux, bel instrument de la pensée unique !
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : Chroniques "frivoles" (ou presque)
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Samedi 26 mai 2007
Voici typiquement un thème à propos duquel les jugements de l'opinion, de la passion, masquent la réalité objective des faits.
L'homosexualité est une vieille réalité. C'est un fait. C'est une vieille réalité contre-nature, c'est un autre fait tout aussi évident. On a peine à croire qu'il faille aujourd'hui en faire la démonstration. 
Et pourtant l'opinion, plus que cela même, l'idéologie officielle qui est en train de devenir une pensée unique et obligatoire, a décidé de mettre sur le même plan de... de quoi, au juste ?, nous allons y revenir, l'homosexualité et l'hétérosexualité.
De quoi parle-t-on ? De la dignité des personnes ? Du respect que l'on doit à tout être humain quelle que soit son "orientation sexuelle" comme il est de bon ton de qualifier désormais l'attrait de chacun pour un(e) autre ?
Sur ce plan-là, sans doute, pourra-t-on mettre tout le monde d'accord : c'est un principe, une "valeur", commune au plus grand nombre, sinon à tous.
Rien n'est plus odieux que la haine de l'autre en raison de ce qu'il est ; c'est bien assez de détester à l'occasion ce qu'il fait en prenant le risque ainsi, aussi, de condamner l'auteur en même temps que son acte.


Précisément, ceci étant posé, peut-on placer sur le même plan homosexualité et hétérosexualité ? Evidemment non. Ni sur un plan physiologique ni sur un plan sociologique.
Comme le rappelait un jour avec humour un sexologue, il y a deux catégories d'êtres humains : les uns avec des sexes en pointe, les autres avec des sexes en creux ; il y a quelques bonnes raisons de penser que ce soit dans un but de complémentarité.
Peuple-t-on une nation avec des homosexuels ou des hétérosexuels ? De quelle "orientation sexuelle" dépend la survie de l'humanité ?
Dès lors, quel est le devoir du Souverain ? Il est de protéger, d'encourager, de défendre, de reconnaître comme modèle bienfaisant dans l'ordre de l'organisation de la Cité, l'union des hommes et des femmes. Ce n'est pas un choix dogmatique, ce n'est pas le fruit d'une opinion, ce n'est que la conséquence pratique d'une sage politique consistant à se conformer aux réalités concrètes, vivantes, naturelles. Voici de la bonne écologie et, certainement, du "développement durable" !  "On ne commande à la nature qu'en lui obéissant." (Bacon)


Une telle politique constitue-t-elle pour autant une insulte à la dignité personnelle de chaque homosexuel(le) ? En aucun cas, comme l'ont d'ailleurs parfaitement compris des générations d'homosexuels, et encore de nos jours, auxquels l'activisme bruyant de lobbies qui prétendent les représenter, fait honte, à eux qui ne demandent pas mieux que de vivre dans la discrétion leur "différence" dont ils considèrent, avec raison, qu'elle ne leur décerne aucun droit pour je ne sais quel traitement "égalitaire" qui devient immanquablement un traitement  de faveur, car ils savent que leur "différence" n'est pas, en soi, un bien en terme d'intérêt général. 
Comme je l'écrivais dans une précédente chronique (Cf. IL FAUT ADAPTER LES LOIS A L'EVOLUTION DES MOEURS, blog du 21.11.06), dans ce domaine comme dans d'autres : "moeurs libres de chacun et loi régalienne pour tous."


Quant à savoir ce qui dans l'homosexualité relève de l'inné et de l'acquis, peu importe. Notons en passant, c'est piquant, que les mêmes qui se sont insurgés contre les propos du nouveau président de la République sur le caractère inné de certaines tendances délinquantes, en tiendraient volontiers pour cette thèse en matière de sexualité. Une manière de combattre l'idée inacceptable à leurs yeux, de "déviance". Leur doctrine n'est pas démontrée, bien au contraire. Elle n'est pas infirmée, en revanche, la théorie selon laquelle l'homosexuel(le) est une personne qui a "raté" une marche dans son évolution personnelle dans l'enfance ou l'adolescence, éventuellement sous l'action d'une influence extérieure. Et il semble bien que l'on puisse "revenir" de son homosexualité. Ce serait le cas, me dit-on, d'Amélie Mauresmo pour prendre l'exemple récent d'une célébrité. (On notera que la bonne presse, qui ne tarissait pas d'éloges envers la joueuse de tennis à l'époque où elle eut, n'est -ce pas, le "courage" tout simplement "admirable", d"avouer", bien sûr "sans tabou", son homosexualité, voire de l'afficher, se fit discrète suite à la découverte du charme masculin par icelle, découverte peut-être coupable en tout cas médiatiquement moins excitante).


L'homosexuel(le) a droit au respect de chacun. Mais c'est le devoir de tous de tenir l'homosexualité pour ce qu'elle est : une affaire strictement privée et qui doit le rester.
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : Autres chroniques
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Texte libre

POURQUOI J'AI DECIDE D'OUVRIR UN BLOG

Ce qui est frappant, c'est le phénomène de l'Eternel Retour. L'Eternel Retour des mêmes pensées, fausses ou vraies. Si je prends la parole c'est parce que le pire est de retour. Nous avons Raison perdu. Il est nécessaire de redevenir grec et de travailler à distinguer avec Platon la Vérité de l'opinion. L'honneur commande, pour le moins, de ne plus subir, silencieusement, les outrages faits à l'Intelligence. Ce que je me propose c'est d'exposer une réflexion qui s'inscrit dans la recherche de la Vérité guidée par la Raison.

("Déclaration d'intention" complète ci-dessous en date du 20.09.06)

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