Mardi 20 novembre 2007
Cette thèse de l'islam "modéré" est d'une naïveté confondante. Elle nourrit un discours pathétique, relevant de la méthode Coué, auquel quelques intellectuels musulmans, sincères et honnêtes, ou calculateurs et s'avançant masqués, donnent un crédit aveuglant beaucoup d'occidentaux.
Il n'y a pas d'islam modéré. Il y a des musulmans modérés. C'est tout à fait différent. Comme il eut été souhaitable que l'islam soit "modéré" et "des" musulmans "extrémistes" !
L'on est en droit de se poser la question suivante : un musulman bon est-il un bon musulman ?
S'il l'est à l'égard de ses propres frères en religion, peut-être, encore que les affrontements internes, sanglants, constants depuis l'émergence de l'islam, en fassent forcément douter. A l'égard de ce qui n'est pas musulman, on ne peut y croire.


Que le Coran contienne d'excellents versets que tout être humain qui aime "ses frères, les hommes" approuve, ce n'est pas contestable. Qu'il contienne toutes les justifications du massacre des "non-croyants", est tout aussi incontestable.
Or le Coran est un tout, il est intouchable, c'est la parole de Dieu Lui-même, "en direct". C'est à prendre ou à laisser. C'est pour cela que l'islam est irréformable, n'en déplaise à tous les intellectuels qui s'agitent et qui reconstituent des islams imaginaires.
Dieu merci (pesons nos mots), malgré tout, beaucoup de musulmans, dans leur grande soumission à Allah tout puissant, laissent de côté le pire (par ignorance ?), et s'efforcent de mener une vie droite et noble et donnent aux "autres" de belles leçons de piété, de pudeur, d'humilité et d'hospitalité généreuse.
Mais ce n'est qu'une contradiction apparente que le même disciple de Mahomet vous sourit aujourd'hui et vous insulte demain. Dans un pays musulman, un indigène a pu dire au prélat catholique italien avec lequel il entretient pourtant les relations les plus courtoises, en substance, que le jour où il déciderait de l'assassiner, ce serait avec douceur, sans haine, le sourire aux lèvres. Le Coran est un tout : lisez-le, lisez-le (pour la bonne traduction cf. L'ISLAM [1]).

L'islam peut se comporter comme un volcan inactif depuis des décennies, voire des siècles. On finirait par le croire éteint, et ne doutez pas de croiser de nombreux "experts" pour vous l'affirmer. Mais que certaines conditions soient réunies, et c'est l'éruption. Gare alors à ceux qui se seraient endormis à proximité du cratère !
Et ce retour de flammes ne sera pas le fait de "fanatiques" isolés qui "trahiraient" l'islam. Non, toute la poudre est là qui repose dans le Coran et la Sunna. Que des imams qui eux, savent, décident de gratter l'allumette, de la déposer au bon endroit, et...


L'islam  a engendré un "système", l'Islam.
Certes, la fameuse charia, par exemple, est un peu, beaucoup, presque pas, appliquée, ici ou là, au gré des circonstances, des positions des oulémas, de la plus ou moins grande "laïcité" des Etats musulmans. Mais aussi tous les textes existent, ils sont prêts à servir. La tentation, compréhensible, du "repli identitaire", dans les pays dits encore "chrétiens", de culture chrétienne disons, ne peut avoir pour conséquence pour les musulmans que d'être plus "islamistes" en banlieue parisienne qu'à Marrakech, où l'on est "entre soi", où l'on respire l'Islam par toutes les pores de la vie sociale, où la surenchère n'est pas nécessaire, où de toute façon ce qui choquerait un Occidental passe inaperçu. (Notons toutefois que l'islam "assoupi" de certaines nations réveille ceux des musulmans qui le jugent dénaturé).


C'est donc une lourde, une immense responsabilité qu'ont prise les hommes politiques de l'Europe, depuis trente ans, en laissant s'installer sur le sol de leurs pays, hommes, femmes et enfants, venus d'ailleurs, d'un autre monde, laissant dériver une immigration de travail maîtrisée (dont la pertinence cependant méritait déjà examen), vers une immigration de peuplement, avec toutes les conséquences sociales, économiques, humanitaires, que cela entraîne, et à laquelle, si j'ai bien compris, ces fous furieux militants de l'Arche de Zoé voulaient, à leur manière, participer.
L'occident ne croyant plus en rien, s'en voudrait sans doute "d'assimiler" ces étrangers. Les "assimiler" à quoi d'ailleurs ?, puisqu'il n'a plus de corps de valeurs à proposer. Seulement, plus ou moins, "intégrés" (je reviendrai dans une future chronique sur assimilation et intégration), ils sont poussés à revendiquer leur "droit à la différence" et à terme à reconstituer leur pays natal ou d'origine, avec son système religieux, sur le sol d'adoption. Dans ce contexte, les manifestations d'esprit de dhimmitude des autochtones européens se multiplient. Le musulman, sensible aux rapports de force, y verra une faiblesse, un encouragement à faire éclater l'expression de sa fierté arrogante et exiger que se traduise dans les faits, sa prédominance.


Le réveil de tous sera tragique en dépit des efforts louables de beaucoup parmi lesquels de nombreux musulmans qui ne demandent pas mieux que de se fondre dans la foule française. Ces derniers seront les premières victimes des défenseurs de l'islam car on pardonne toujours moins aux traîtres à la cause sacrée qu'à l'ennemi.
On ne peut exclure le risque d'une guerre que l'on devra, administrativement, qualifier de "civile".
On voudrait qu'un tel scénario-catastrophe reste une théorie, un fantasme. Qu'à Dieu, à défaut d'Allah, plaise qu'il en soit ainsi.
Mais le devoir de lucidité doit l'emporter : il y a incompatibilité de colocation du même territoire entre l'Islam et le monde dit "occidental". Il se pourrait que l'on ne manque pas d'éprouver cette contradiction le plus concrètement du monde, dans sa chair et avant longtemps, en l'état actuel de la situation et de son évolution prévisible.

(fin)
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : L'ISLAM
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Samedi 10 novembre 2007
Parvenu à ce stade de cette étude, je me sens autorisé à avancer quelques premières conclusions.
Certes, par scrupule intellectuel, on peut être incité, pour un si vaste sujet, à s'interdire de porter un jugement qui apparaîtrait comme définitif. Au demeurant, je reste attentif à tout ce qui pourrait infirmer les certitudes auxquelles je crois être parvenu.
On voudra bien considérer également :

- Que j'ai accumulé au fil de ces chroniques beaucoup d'éléments probants et convergents en faveur de la thèse qui va suivre (et à cet égard je prierais le lecteur qui n'aurait lu que ce présent article, de bien vouloir se reporter aux précédents car je m'appuie pour ce qui suit, sur eux, sans périphrases ni redites).
- Que je n'ai en aucune façon la prétention, bien sûr, d'avoir épuisé le sujet de "l'i" et de "l'I" slam (religion et civilisation), dans toutes ses dimensions. De ce point de vue, sans doute aurais-je dû titrer ma série, non pas d'un trop vaste "L'Islam", mais d'une phrase, pour le coup trop longue assurément, qui eut été en substance la suivante : "Essence de l'Islam et conséquences pour le monde non-musulman dans leurs rapports historiques et de civilisation". C'est déjà un beau programme que j'ai conscience, depuis novembre dernier, d'avoir seulement résumé. Je renvoie pour ce qui concerne mes intentions limitées, à L'ISLAM (1).
-Que d'autres développements (j'y viendrai vraisemblablement), seraient nécessaires, bien entendu, pour affiner notre perception de l'Islam, même dans le cadre de cette étude.


Ces précautions étant posées, je tire de l'analyse menée jusqu'ici, l'enseignement-clé que l'islam et la violence entretiennent des rapports sacrés. Que la violence dans l'islam conduit à la violence de l'Islam.
Le pape Pie XI qualifia, dans une célèbre encyclique, le communisme d'"intrinsèquement pervers".
Il me paraît réaliste de dire de l'islam qu'il est intrinsèquement belliqueux. Belliqueux à l'égard de tout ce qui n'est pas lui, ce qui rend, comme la preuve en est apportée partout dès l'instant où il domine numériquement à travers ses adeptes, toute coexistence pacifique, sur le même territoire, entre lui et "l'Autre", extrêmement difficile, souvent provisoire ou accidentelle.


D'où vient cependant que le musulman pris isolément, ou en petit groupe (familial par exemple), soit, -comme chacun peut en faire l'expérience, en allant passer ses vacances au Maroc ou en Tunisie, mais plus simplement sur notre sol français-, la plupart du temps, pacifique, aimable, accueillant, capable de grandes manifestations d'amitié, même s'il faut faire la part de l'exubérance méditerranéenne ? Remarquons en effet que l'on évoque ici les Arabes, encore une fois, qu'il serait bien imprudent d'assimiler à l'Islam tout entier.
Qu'en est-il du musulman indien, indonésien, nigérian ? Je ne sais.
Cet Arabe musulman, donc, comme il est attachant !
Tenons compte, justement, qu'il s'agit aussi d'un Arabe. Un tempérament en soi sans doute, musulman ou non. Mais restons sur le terrain de l'islam et allons plus loin.


Allah est un Dieu lointain, dur, qui agit selon son bon plaisir sur des créatures prédestinées. Celles-ci vivent donc dans la crainte respectueuse de ce Maître arbitraire et se sentent fortement tenues de lui obéir humblement.
Or ce Dieu commande, aussi, la bonté, la douceur, le souci d'autrui, la tempérance... bref tout un ensemble de vertus estimables dont la pratique donne au musulman sincère une piété, "incandescente", si je puis dire. Cela fait de lui un excellent homme, même si l'on peut le trouver un peu trop sévère pour la surveillance de ses filles.
Par ailleurs, les musulmans, dans leur grande majorité, sont ressortissants de pays pauvres où l'éducation est mal répandue. Le musulman a souvent la "foi du charbonnier", brute de coffrage, et d'autant plus que le grand formalisme, nécessaire et suffisant, requis pour l'expression valide de cette foi en facilite la manifestation simple et reposante pour l'esprit.
Le musulman de "base", sans aucun doute, ne connaît pas sa religion dans toute sa dimension conquérante. S'il la connaissait vraiment, comme les lettrés, et qu'il l'assume dans sa globalité, il découvrirait alors que combattre l'autre, combattre qui n'est pas musulman, non pas spirituellement mais physiquement, à un moment ou un autre de tension est, aussi, l'impératif catégorique résultant d'une lecture complète et conséquente du Coran et d'une adhésion lucide à la Tradition.
A-t-on suffisamment réfléchi au fait que, en Occident, les poseurs de bombes, les pilotes improvisés d'avions précipités au sol ou contre des tours, étaient des "bac + 5" et non des "bac - 5", comme nul doute que l'auraient vivement espéré nos intellectuels chroniqueurs des gazettes européennes, tout obsédés qu'ils sont de s'accrocher à la distinction, bien pratique, et quelque peu désespérée, entre les "islamistes" (des "obscurantistes", évidemment) et les adeptes de l'Islam (des "éclairés", bien sûr).

(à suivre)
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : L'ISLAM
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Vendredi 19 octobre 2007
L'Islam est né, nous l'avons constaté, dans la violence. Il s'est consolidé là où il est apparu, dans la violence.
C'est encore par la violence qu'il va conquérir des territoires. C'est un fait. L'Islam n'a pas gagné les âmes, il a soumis les esprits et les corps.
Peu  après son émergence, il a connu une formidable expansion. Songeons-y : Mahomet meurt en 632, dans les conditions que nous avons rappelées. Peu propices, a priori, à une propagation de la nouvelle religion.
Cependant, cent ans, tout juste cent ans plus tard, les Sarrasins sont arrêtés à Poitiers !
Que de chemin parcouru. En prêchant la "bonne nouvelle" ? Non, en faisant la guerre.
Le Coran y pousse, Mahomet a donné l'exemple de son vivant. 


La conquête du sud méditerranéen est facilitée par les complicités dont les musulmans vont profiter dans leur grande marche, par l'état de décomposition des pouvoirs locaux, par la naïveté de chrétiens mal formés qui purent voir dans l'islam une variante du christianisme.
De leurs places fortes acquises, les Sarrasins organisent des razzias mot dont il n'est pas étrange qu'il soit d'origine arabe. Pillages conduits en Inde, en Provence, en Dauphiné, jusqu'en Bourgogne, en Corse et en Sardaigne.
Les Turcs ravageront la Hongrie avant d'être immobilisés devant Vienne en 1529. Au XVIIIe siècle, le schah de Perse pille Delhi. Etc.


S'il est bien utile de se convertir à l'islam pour avoir "une situation", le sort des non-convertis dépend de leur état : les païens sont promis à la mort ou à l'esclavage, les juifs et les chrétiens bénéficient, en principe, de la dhimmitude. Contre une relative liberté religieuse et une certaine autonomie, ils doivent verser des impôts spécifiques (évidemment spoliateurs), et subissent contraintes et discriminations.
Par exemple, sur le plan judicaire, un musulman ne peut être mis à mort pour le meurtre d'un "infidèle", alors que les Dhimmis sont condamnés à la peine capitale pour le meurtre d'un musulman. Ou encore, il est interdit aux chrétiens de construire de nouvelles églises.
Mais entre les croyants des trois grandes branches de l'islam, le sunnisme, le chiisme et le kharidjisme, la guerre, on le constate encore de nos jours, peut être impitoyable.
Malheur également au musulman qui se convertit à une autre religion : l'apostasie est passible d'une exécution sans autre forme de procès.


Il est parfois de bon ton, sous certaines plumes occidentales, d'expliquer ce que l'on nomme l'"islamisme", comme une simple réponse à l'impérialisme américain, à l'insupportable existence de l'Etat d'Israël, qui en seraient les géniteurs. Mais comment rendre compte de l'attitude des musulmans indonésiens, majoritaires dans leur pays, d'une manière écrasante, qui persécutent leurs concitoyens qui ne partagent pas leur foi, et qui sont bien peu concernés par le conflit du Moyen-Orient ? Il faut rappeler à cet égard, qu'aujourd'hui, les musulmans arabes ne représentent plus que un sixième des musulmans dans le monde. Et même les Turcs ont à leur tête un islamiste qualifié de "modéré", Recep Tayyip Erdogan, qui déclara cependant, naguère, que "les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les mosquées nos casernes".


On peut multiplier les exemples, historiques ou contemporains, à l'infini, on n'échappe pas à cette forte constatation : l'Islam entretient avec la violence un lien sacré.

(à suivre) 
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : L'ISLAM
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Lundi 10 septembre 2007
L'Islam entretient avec la violence des rapports étroits.
On a pu le constater en lisant le Coran (voir L'ISLAM [3],  [4], [5]). "La violence que sacralise le Coran n'est plus une transgression ni une atteinte à l'intégrité de l'homme. Elle devient un moyen de purifier le monde par Allah. Mahomet y recourt pour assumer sa mission de lieutenant d'Allah sur la terre. Tout musulman se croit obligé de poursuivre sa pratique... La conception de la violence coranique traduit la vision d'Allah que Mahomet se forge et propage et qui concrétise les relations entre Dieu et l'homme... Réservée à Allah dans la prédication mahométane première, la violence est progressivement érigée en instrument de propagation du message prophétique." (Jean Sleiman dans Vivre avec l'Islam ? pages 65,66,74) 
On vient d'en avoir un premier aperçu historique avec le récit de l'affrontement de ses héritiers (L'ISLAM [19]).
Avant cela, l'Islam s'est aussi imposé par la violence.


Dans la période dite mecquoise les interrogations métaphysiques semblent réelles et sincères chez son fondateur. "C'était un esprit réfléchi ; il s'intéressait aux questions religieuses qui laissaient indifférents ses sceptiques concitoyens. ll aimait à en discuter avec les rares scripturaires de passage. On le surprend à la recherche d'un idéal religieux supérieur à celui de son entourage mecquois." (Henri Lammens L'Islam p.32)
Mahomet connaît une crise religieuse qui le conduit à se convertir au monothéisme et à la croyance au dogme de la résurrection. D'accord de fait avec les chrétiens et les juifs là-dessus, il considère que comme Dieu est unique, la révélation aussi, dont les arabes ne pouvaient pas ne pas bénéficier.
Il s'estime appelé à prêcher ces vérités parmi ses compatriotes, rôle modeste somme toute. Puis peu à peu, il s'élève lui-même au rang de prophète.
Nul ne l'étant victorieusement dans son propre pays, c'est bien connu, Mahomet se heurte dans sa prédication à l'indifférence puis à l'hostilité des Mecquois. Déjà, des premiers musulmans émigrent en Abyssinie. A son tour, devant son insuccès, il part pour La Mecque.
Cet exode inaugure l'hégire, hidjra, c'est-à-dire émigration. Il forme le point de départ officiel de l'ère musulmane en 622 après Jésus-Christ. Mais ce déplacement n'a rien d'anodin. Il marque l'évolution politique de l'Islam. Mahomet va devenir chef d'Etat.
" Dans le vieux droit arabe, l'hégire signifiait non seulement la rupture avec la ville natale, mais équivalait pour celle-ci à une sorte de déclaration de guerre. Le syndicat mecquois ne s'y trompera pas. Jusque-là pour les disciples de Mahomet, le mot d'ordre, la consigne, avaient été de 'tenir ferme' au milieu des contradictions, de n'user que de moyens de persuasion. Le djihad était une guerre spirituelle. A Médine, s'ouvre la période d'action.
Il sera recommandé de lutter par les armes ; jusqu'à ce que l'Islam ait le dessus et que 'les infidèles soient humiliés et forcés de payer l'impôt'." (H Lammens L'Islam p.34) 


A Médine, fort de quelques centaines de conversions, Mahomet travaille, juridiquement, à établir sa suprématie religieuse et politique. Les Médinois, malléables, se seraient facilement laissés convaincre d'accepter cette évolution, sauf les juifs. D'inspirateur Israël devient un ennemi pour Mahomet. Il découvre son désaccord doctrinal. Fâché de ce que les juifs ne le prennent pas au sérieux, il les déclare "les pires ennemis de l'Islam".
Il pense les soumettre en faisant assassiner leurs principaux chefs.
Bientôt il organise des razzias sur les caravanes de La Mecque, attaquant la cité au coeur : sa prospérité commerciale. En face on mobilise, mais mal. A Badr, Mahomet remporte, malgré l'infériorité numérique de ses troupes, une importante victoire.
Un an plus tard à Ohod, il subit en revanche un revers. Mais cette défaite, non exploitée par les Mecquois, est sans conséquence. Il parviendra à obtenir la reddition, usant aussi de ruse et de diplomatie, de sa ville natale.
Les juifs de Médine faisaient toujours de la résistance. Mais cette résistance n'était que de l'insolence. De nature à exaspérer le prophète mais pas à l'impressionner. "Il commença par réduire, ensuite par expulser leurs clans les plus faibles. Le dernier- celui des Banou Coraïza- fut vaincu. Tous les hommes valides, au nombre de 600, furent sans pitié passés par les armes. On vendit à l'encan femmes et enfants. Sur leurs florissants domaines, Mahomet établit les Emigrés de La Mecque. Les juifs de Khaïbar et de Fadak durent également se soumettre et accepter de cultiver, en qualité de fermiers, leurs fertiles oasis pour le compte des musulmans devenus leurs maîtres. Après avoir rompu avec les juifs, Mahomet se tourne vers 'ceux qui  se nomment chrétiens' ; il loue 'leurs dispositions bienveillantes et leur absence d'orgueil, parce qu'ils ont des prêtres et des moines'. Il rompra avec eux, ne les ayant pas trouvés plus souples que les juifs, quoique moins provocants." (H Lammens, L'Islam p.39)


Plus tard, il s'attaque aux Bédouins avec lesquels il avait fort à faire, même officiellement ralliés. On se souvient de toutes les allusions qui les concernent dans le Coran (cf. L'ISLAM [5]). Il soumet la ville de Taïf. Il songe, un moment, attaquer à la Syrie. Mais finalement ll y renonce et un an plus tard décède de manière inattendue.


"La conversion de l'Arabie n'avait réalisé de sérieux progrès que dans le Hedjaz. Seule Médine pouvait être considérée comme définitivement acquise à la nouvelle doctrine, beaucoup plus que les villes de La Mecque et de Taïf ; partout ailleurs l'islamisation avait seulement été amorcée ; on y avait surtout reconnu la puissance politique de l'Islam." (H Lammens L'Islam p.41)

(à suivre)
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : L'ISLAM
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Vendredi 17 août 2007
L' Islam fut très tôt divisé, comme notre précédente chronique le laisse bien entendre. 
Mais, outre que le Coran constitue le plus petit dénominateur commun à tous les musulmans, et quel dénominateur ! doit-on s'écrier aussitôt, tant ce texte fort, impératif, fixé et sacré fait référence, il faut noter que les querelles intra-islamiques portent moins sur la doctrine que sur la primauté de telle ou telle autorité politico-religieuse. Plus exactement les discussions, souvent violentes, et portant parfois sur le sexe des anges, ne sont principalement que l'occasion d'une fondation ou de la consolidation d'un pouvoir.
C'est sans doute pour cela que les musulmans se sont toujours étripés gaillardement tout en sachant faire face ensemble à l'ennemi, à l'infidèle.


La division majeure, généralement bien connue d'un vaste public mondial, et singulièrement mise à l'honneur, si l'on peut s'exprimer ainsi, par la tragédie irakienne actuelle, est celle des sunnites et des chiites (mais l'on constatera dans ce malheureux pays l'accord profond de tous pour haïr la présence américaine dont l'intervention a pourtant permis aux chiites majoritaires, guère reconnaissants, de prendre le pouvoir. Pauvres américains naïfs qui pensaient, semble-t-il de bonne foi, être accueillis, triomphalement, en libérateurs !) Cette division est avant tout et d'abord historique.
Mahomet est mort sans avoir réglé la question de sa succession, sans laisser en particulier d'héritier mâle.
Revendiquent alors le pouvoir sur la jeune communauté, Ali ibn Abi Taleb cousin et gendre de Mahomet (dont il a épousé la fille Fatima) et le clan d'Aïcha l'épouse favorite de Mahomet laquelle a toujours détesté Ali.
Le père de celle-ci, Abou Bakr prend la tête de la Oumma (la communauté des musulmans du monde entier). Lui ne peut revendiquer le même lien du sang, mais il a des arguments en sa faveur : il est un des premiers disciples de Mahomet et lui a été fidèle jusqu'au bout ; ce dernier lui a confié d'importantes responsabilités dans l'organisation de l'Islam à Médine ; avant de mourir il l'a désigné comme imam pour diriger la prière.
Abou Bakr sera le premier calife. Le troisième, Othman (Cf. L'ISLAM   [14]), meurt assassiné avec, peut-être, la complicité d'Ali. En tout cas celui-ci est élu au califat, élection aussitôt contestée par le gouverneur de Damas, Mouawiya, parent d'Othman. Ils se livrent bataille. Un arbitrage les départage, Mouawiya l'emporte, devient calife et fonde la dynastie des Omeyyades. Des partisans d'Ali se dressent contre ce dernier pour avoir accepté cette procédure. Ali les anéantit mais il est lui-même assassiné. Un fils d'Ali, Hussein, qui refuse de faire allégeance à Yazid, fils de Mouawiya, est décapité.
Les vainqueurs de cet affrontement sanglant et à épisodes sont les sunnites (de Sunna, voir l'ISLAM [18]). Ils constituent l'immense majorité des musulmans (90% environ). Les vaincus sont les descendants des partisans d'Ali, les chiites (de chia, "être partisan de").Sunnites et chiites sont eux-mêmes subdivisés en plusieurs tendances.
Bien sûr ces distinctions renvoient à des points de vue différents sur tel ou tel aspect de la loi islamique et, par exemple, sunnites et chiites n'ont pas la même définition de ce que doit être un imam. De même l'Islam ne manque pas de théologiens francs-tireurs plus ou moins acceptés au sein d'une "école" ou créateur d'un courant de pensée nouveau.
Mais les schismes reconnus ayant donné naissance à beaucoup de sectes, annoncées d'ailleurs par Mahomet lui-même, lucide, qui avait dit : "Ma communauté se divisera en 73 fractions dont une seule sera sauvée" (il est cependant compliqué pour les spécialistes musulmans de parvenir non artificiellement à un tel chiffre dans le dénombrement), sont d'abord le fruit de différents politiques et non doctrinaux.


Au demeurant, peut-on parler de schisme dans une religion sans hiérarchie ayant mission de veiller sur le dépôt de la révélation coranique, sans conciles fondateurs ou refondateurs, sans liturgie et sans clergé ?

(à suivre)
par François-Xavier Gaëtan Gelin publié dans : L'ISLAM
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Texte libre

POURQUOI J'AI DECIDE D'OUVRIR UN BLOG

Ce qui est frappant, c'est le phénomène de l'Eternel Retour. L'Eternel Retour des mêmes pensées, fausses ou vraies. Si je prends la parole c'est parce que le pire est de retour. Nous avons Raison perdu. Il est nécessaire de redevenir grec et de travailler à distinguer avec Platon la Vérité de l'opinion. L'honneur commande, pour le moins, de ne plus subir, silencieusement, les outrages faits à l'Intelligence. Ce que je me propose c'est d'exposer une réflexion qui s'inscrit dans la recherche de la Vérité guidée par la Raison.

("Déclaration d'intention" complète ci-dessous en date du 20.09.06)

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